Knit Spirit & Alice Hammer, cours de chaussettes numéro 4 !

Bonjour ! Mercredi Gaëlle aka Knit Spirit a publié son 4ème cours de chaussettes qui explique toutes les étapes pour tricoter les Chaussettes de Juillet ! Après avoir souffert pour tester pour vous les double-pointe et les mini circulaires, elle est revenue à ses premières amours et les a tricotées en magic-loop, la technique que je maitrise le moins du monde mais qu'elle vous explique à la perfection. Vous découvrirez comment monter la bordure élastique, travailler les talons après coup (ce sont ici des talons dits "afterthought heels", tricoté en dernier) sans faire des petits trous dans les coins, faire des orteils en rangs raccourcis et les grafter à la fin. Spoiler : ennemis du grafting, cette construction de chaussettes n'est pas faite pour vous.

Voici la vidéo !

http://www.youtube.com/watch?v=BtZkQCPgXas

Promis la semaine prochaine je vous fais un article sur mon nouveau bureau du bonheur, mes nouveaux camarades de bureau, mes tricots finis et en cours et tout et tout !

 

 

Point chaussette : toe-up, talon en rangs raccourcis et rabattage élastique

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Bonjour ! Le cours de chaussettes numéro 3 signé KnitSpirit à partir de mon modèle du mois de mai est en ligne ! Vous verrez Gaëlle se battre avec les double-pointe (on dirait moi avec le magic-loop) et vous expliquer le montage à la Turque, pour commencer par la pointe des pieds. Vous verrez aussi le talon en rangs raccourcis et le rabattage élastique à l'aiguille à tapisserie, très pratique pour le bord côtes !

Si vous passez par Instagram, sachez que sur le compte de Knitspirit il y a un concours en partenariat avec le lainier Cheval Blanc pour vous permettre de remporter un kit à chaussettes : 1 lot de pelotes de Balade et 2 jeux d'aiguilles double-pointe. Tentez vote votre chance !

Voici la vidéo du cours, et la fiche à imprimer pour le Turkish Cast-on !

http://www.youtube.com/watch?v=BNI5c7ytnH0

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Point chaussettes : topdown, talon plat et wide toes

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J'ai un peu de retard dans les posts chaussettes par rapport à Gaëlle de KnitSpirit .... Elle avait tourné un premier cours à partir de mon modèle Beloved pour vous accompagner dans la réalisation d'une paire de chaussettes en topdown, talon en rangs-raccourcis et wide toes. Aujourd'hui je vous présente son second cours posté il y a un mois et demi chez elle (quand je vous dis que j'ai du retard...) qui explique la construction des Chaussettes du mois de juin. Dans cet épisode, Gaëlle a testé pour vous les mini circulaires ! Vous y découvrirez : - le Alternate Cable Cast-on, le montage élastique parfait pour commencer par le bord-côtes de la cheville - le talon plat - les wide toes, pointe de pied formée avec des diminutions de chaque côté de l'ouvrage.

http://www.youtube.com/watch?v=K6uiDe5yxS0

Je pense que ce cours va vraiment vous aider pour vous lancer dans ce type de chaussettes, Gaëlle a tout décortiqué. Je vous joins la fiche technique du Alternate Cable Cast-on à imprimer si vous le souhaitez et je vous dis à très vite avec le troisième cours : toe-up avec montage turc, talon en rangs raccourcis et rabattage élastique !

Je vous remets également le lien vers le topic chaussettes de Ravelry ! N'hésitez pas à venir causer sockknitting avec nous !

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Mid-week point tricot numéro 15, feat. Amandine Delaunay

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Vous remarquez à quel point les milieux de semaine sont fourbes? Un jour ça tombe un mercredi, un autre coup un vendredi... Trèves de plaisanteries, cette semaine on a bien avancé avec Amandine Delaunay (@le.loup.blanc sur Instagram, vous la connaissez sûrement) et on peut vous proposer sur alicehammer.com la première fournée des fiches tricot illustrées ! Vous pouvez les collectionner, les enregistrer, les imprimer, les faire tourner, les gribouiller... On a fait en sorte que chaque technique tienne sur un A4 pour que ce soit plus pratique pour vous.Je les trouve tellement jolies (je suis une grande fan du travail d'Amandine) que je pense qu'elles auront chacune leur post individuel avec des exemples d'utilisation, peut être dans le cadre d'un gros truc de Noël qui va sortir bientôt (chut c'est presque bientôt prêt). Les fiches sont donc ICI, sur mon site, onglet "Knitting Techniques".

J'ai tout de même tricoté, je me suis retrouvée à cours d'Alpaga Matin d'Automne pour finir mon pull je me suis donc précipitée à La Droguerie avant hier pour un peu de refill et je pense terminer aujourd'hui, peinarde au coin du poêle, calée sur ma méridienne avec vue sur la brume d'Auvergne. img_20161021_103449

J'ai un peu avancé les chaussettes pour un certain Monsieur de La Droguerie, je vais pouvoir m'y mettre à fond dès que j'aurai bindoffé le pull en Alpaga. Je sens que vous avez envie de me demander quelle sorte de talon je vais faire cette fois ci, et ben je vous laisse mariner un peu, vous aurez des surprises ! img_20161021_103654

La dernière fois que je suis venue ici en Auvergne je me suis retrouvée à cours de Plumette cette fois ci je ne me ferai pas avoir, j'ai emporté un peu de Mini B pour faire un pull à mon Gaby. Il a choisi les coloris Baleine, Blé et Bonsaï et je pense qu'il aura un mini Annouchka mais version pull-over et multicolore. J'ai hâte de m'y mettre ! img_20161021_103859

Je vous laisse, je vais poursuivre ma manche!

 

 

Point chaussettes : topdown, talons en rangs raccourcis et wide toes

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Mais mais mais... on n'est pas mercredi ni jeudi et pourtant j'ai plein de choses à raconter! Vous aurez sûrement remarqué que depuis qu'on m'a mis une chaussette à tricoter dans les mains je ne m'arrête plus. J'essaie depuis le printemps dernier de vous proposer un modèle par mois, qui utilise à chaque fois un mode de construction différent et je sais que certains d'entre vous sont encore intimidés à l'idée de se lancer. Si vous n'avez pas encore sauté le pas, voici la liste de quelques vertus du sock knitting pour vous convaincre : c'est le meilleur en-cours à emporter dans son sac. C'est beau. C'est fun à tricoter. Quand on découvre le fil à chaussettes on est foutu. On peut se la raconter en soirée.  C'est un de plus beaux cadeaux pour ceux qu'on aime. C'est addictif. Y a plein de techniques et d'outils différents à tester. Gaëlle ne me contredira pas, elle a la même maladie que moi et on a décidé d'unir nos forces pour la cause : elle vous prend pas la main (ou le pied dans ce cas là) tout au long de ses cours vidéo qui détaillent les étapes clé de chaque modèle. On a commencé avec les chaussettes Beloved (c'est un tuto avec 2 modèles dedans) chaussettes-beloved

Pour ce premier cours de chaussettes, vous pourrez déjà apprendre la base, soit le magic-loop. Ce n'est personnellement pas ma façon préférée de tricoter de petits diamètres, je ne suis pas très bonne avec cette technique la piqure de rappel de Gaëlle m'a donc fait du bien. Vous verrez comment faire l'alternate cable cast-on, le montage à 2 aiguilles pour les côtes qui est bien élastique. Vous trouverez que le changement de couleur c'est super facile, les talons en rangs-raccourcis (et par la même occasion les rangs-raccourcis à l'allemande) n'aurons plus aucun secret pour vous et vous verrez même comment éviter le cauchemar de la chaussette : les trous au coin du talon. Vous admirerez les orteils de Gaëlle lors de l'essayage avant d'attaquer le bout de pied, avec un petit cours de diminutions et enfin une leçon de grafting. Bref, tout va bien se passer.

J'annonce un peu de retard dans les chaussettes d'Octobre... Je sais que j'ai déjà zappé celles de Septembre, mais un peu de vacances ne m'ont pas fait de mal.

Je vous laisse donc avec Knit Spirit et les chaussettes Beloved ! A très vite!

http://www.youtube.com/watch?v=0VWKTu-yvm0

Mid-week point tricot numéro 8 : spécial rabattage élastique

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Bonjour! Me voilà de retour à Paris, et oui et oui... un peu triste de quitter le Japon, mais finalement contente aussi de retrouver ma maison, mon chat et bientôt mon fils. Faisons le bilan tricot du séjour : c'était assez décousu, rapport aux déplacements et au mélange vacances/travail, du coup j'ai l'impression de ne pas avoir énormément avancé en 3 semaines et des brouettes. J'ai tricoté une demie écharpe pour le Kal qui destash, 1 paire de chaussette (celle du mois d'août) en Fée Fil que j'avais prise avec moi et j'ai commencé une autre paire dont je viens de finir le talon du premier pied. J'ai mis l'écharpe de côté parce qu'il fallait que je sois prête pour les chaussettes du mois d'août et aussi parce que c'est plus portable dans le sac quand on voyage. Je suis assez chargée de base (si tu es DID tu comprends ce que je veux dire), avec 1 m d'écharpe en plus ça devient difficile. 13892060_1145128155546358_1642450251985006830_n-1

Je veux bien faire un petit paragraphe spécial rabattage élastique suite à ce qui m'est arrivé avec les chaussettes du mois d'août. J'ai rabattu la première chaussette avec une technique conseillée par Annouchka (vidéo disponible sur le blog de Xiaowei Hu) . Vous connaissez? C'est top, c'est agréable à faire, on évite de couper le fil et de travailler à l'aiguille à tapisserie, ça fait une belle finition bien élastique et le rendu est aussi joli qu'à l'aiguille. C'était bien élastique mais mon pied passait pas. J'ai rabattu la seconde chaussette à l'aiguille, comme d'habitude, et là ça passait. Moralité, c'est quand même un peu plus stretchy à l'aiguille. J'ai posté mes misères sur Instagram et là Hege et Gaëlle m'ont parlé du "Jeny's suprisingly stretch bind-off" . J'ai fissa commencé une paire avec les fils achetés chez Avril Yarns à Tokyo dans l'espoir de finir la chaussette dans l'avion, mais mes voisins dormaient alors j'ai pas osé allumer la lumière pour tricoter et du coup ma chaussette est pas finie et j'ai pas eu le temps de tester ce rabattage. Donc je n'ai pas testé. Mais j'ai regardé des vidéos et ça a l'air incroyablement élastique, j'ai toutefois hâte de tester par moi-même le bord me parait moins joli qu'avec les techniques précédentes. Donc dans mon idée : -    Le rabattage à l'aiguille à tricoter de Xiaowei Hu c'est top pour une belle finition relativement élastique et facile (je l'utiliserai volontiers pour finir des bandes de boutonnage par exemple) -    Le rabattage à l'aiguille à tapisserie quand on a besoin que ce soit bien bien élastique et très net (et qu'on a pas 3 m 50 à rabattre...) -    Le "Jeny's surprisingly stretchy bind-off" à priori pour les cas extrêmes mais je vous en dirai plus la semaine prochaine quand je l'aurai utilisé. Je ne vous parle pas du rabattage dentelle qui est hors sujet pour des bords côtes de chaussettes...

Et toujours dans le cadre du tuto des chaussettes du mois d'août (décidément ce sont les chaussettes de toutes les expérimentations) j'ai joint pour la première fois des photos au patron. J'avais peur que le talon ne soit pas assez clair. Et dans la lancée j'ai profité du montage de la paire en fil Avril pour faire un pas à pas photo également du montage provisoire au crochet, c'est en libre téléchargement ici sur mon site.

Je vous parlais la semaine dernière de l'application KnipMap, j'ai apporté ma contribution en ajoutant la boutique de tricot de Fujiyoshida qui n'était pas répertoriée. Si jamais un knitter passe par là, il pourra la visiter. N'hésitez pas à vérifier que vos Yarn Stores préférés sont répertoriés et à les ajouter s'ils ne le sont pas!

Le test du Loulou Tank avance et il semblerait que je ne sois pas la seule à ne pas aimer travailler le lin! Pour ma part je persévérerai et récidiverai parce que j'aime beaucoup le porter c'est très agréable sur la peau. (Bon c'est pas moi sur la photo... mais Gunjin pas vrai que c'est agréable sur la peau?) louloutank2

Voilà c'est pas fou comme avancée pour cette semaine, mais comme je vous écrivais il y a quelques temps je travaille aussi sur des trucs que je ne peux pas montrer. Et je prends aussi un peu de temps de repos.

Un dernier petit mot s'il y a des Marseillaises ici : j'y descends en famille quelques jours je veux bien vos bons tuyaux tricot (et autre) si vous en avez, ET à priori, avec La Droguerie on vous prépare un petit cours de topdown à la boutique le 18 ! Les infos vont suivre très vite.

A très bientôt, à priori depuis Paris!

 

 

Mid-week point tricot numéro 7

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Bonjour ! Aujourd'hui je triche un peu, j'ai en réalité écrit et programmé cet article dimanche car nous sommes actuellement quelque part vers Nikko dans les montagnes et que nous nous sommes promis de décrocher quelques jours. J'anticipe mais la Alice de dimanche est sûre que la Alice de mercredi est en train de se détendre, le derrière bien calé dans un onsen.

Donc pas énormément d'avancée depuis mercredi, si ce n'est quelques réflexions sur les aiguilles à chaussettes. Je vous ai montré la semaine dernière les échelles sur mes chaussettes du mois d'août tricotées avec des double pointe qui se voient franchement sur les côtes 1/1 (voir pied gauche sur la photo). J'étais en train de me dire qu'il faut accepter et se détendre, que c'est le charme du fait main, mais l'après-midi même ma psychorigidité a repris le dessus et je me suis ruée sur des mini circulaires dans la première mercerie venue. Honnêtement j'étais pas chaude. Je sais qu'Annouchka (coucou) tricote toutes ses chaussettes et poignets de pulls avec des mini parce que les double pointe "la font transpirer des mains" (les mystères de la vie), moi c'est quand je vois ces petites aiguilles microscopiques et délicates que je me mets à transpirer mais de partout. J'ai peur de tout casser avec mes gros doigts. J'ai tout de même courageusement tricoté la seconde chaussette avec ma bébé aiguille : niveau finition c'est le jour et la nuit (voir pied droit sur la photo). Plus une seule démarcation en vue, je suis en admiration devant le résultat. Par contre niveau ergonomie par rapport à ma façon de tricoter c'est vraiment pas ça. Peut être que ça vient de l'aiguille que j'ai achetée, la jonction câble/aiguille est pas top ça accroche un peu. J'ai vu qu'Addi en fait des légèrement courbes j'ai bien envie d'essayer. Mais j'ai vu aussi qu'Hiya en fait en kits, si le câble tourne comme dans les autres Hiya c'est prometteur. Si vous avez testé tout ça je veux bien tous vos avis en commentaire! J'ai maintenant un nouveau problème existentiel : je vais avoir du mal à repasser aux DPN parce que je ne ferai que penser que les finitions seraient plus belles avec une mini circulaire mais si j'aime tant tricoter des chaussettes c'est en partie parce que j'adore travailler en DPN. Concernant la chaussette en elle-même je disais la dernière fois que j'avais trouvé le talon long, celui de la deuxième est passé comme une lettre à la poste. C'est plutôt la cheville en côtes 1/1 qui me fait peiner avec les aiguilles de poupée.

J'ai trouvé le fameux livre sur les chaussettes de Lettonie, c'est fabuleux toutes ces couleurs et motifs, ça ouvre beaucoup de perspectives.

Ah et je voulais vous parler aussi de mon Pokemon Go à moi, l'application Knit Map. J'utilisais déjà leur site internet (premier réflexe quand je vais quelque part : trouver les yarn shops) et j'ai découvert il y a 3 jours qu'ils ont aussi une appli. C'est so far mon appli de tricot préférée, je trouve qu'on est pas gâtés à ce niveau et qu'on nous prend encore pour des ringards. Je me suis mise à Stash2Go (l'application pour Ravelry) je suis pas très convaincue. Pareil que pour les bébé aiguilles, si vous avez des suggestions d'appli tricot utiles ergonomiques et jolies (c'est toujours plus sympa quand l'interface est jolie, même quand c'est pour du tricot) on les veut bien en commentaire.

Je vous laisse, je vais faire un petit tour à Kobe, et je vous dis à mercredi prochain pour un point tricot depuis Paris....

Les chaussettes du mois de juin et le cours des chaussettes du mois de juin

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Suite du défi "un modèle de chaussettes par mois", les chaussettes du mois de Juin sont là! Merci aux Petits Points Parisiens qui ont fait le yarn support avec la Tough Sock de The Uncommon Thread qui est top pour des chaussettes à points (elle est bien sèche). Ce mois-ci on les tricote donc en top-down (par la cheville), talon plat (très sympa à réaliser) et bout de pied grafté. Le prochain cours  aura lieu le samedi 11 au Walrus à 13h, et aura donc pour objet la chaussette du mois de juin et ses particularités techniques.

A tout bientôt!

 

 

J'aime les anneaux-marqueurs

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Voilà. J'en ai plein et des différents. Des classiques en plastique (mes préférés sont les grands en forme de triangle arrondi), des petits en épingle à nourrice, des fait maison par ma maman et ces merveilleux anneaux dorés avec des lettres gravées dessus trouvés chez Les Tricoteurs Volants. Récemment on m'a demandé comment on utilise les anneaux-marqueurs, je réponds ici à la question. On les glisse entre 2 mailles sur son aiguille pour mettre un repère : par exemple sur mon en-cours (je suis en train de tricoter un pantalon. Oui un pantalon.) : anneauxpantalon

Je tricote en topdown, donc par le haut, c'est à dire que j'ai commencé par la ceinture. Là je suis en train de faire toute la partie haute et ensuite je réaliserai chaque jambe séparément. Je tricote en rond, donc j'ai placé un anneau bleu pour repérer le début du tour. Ensuite j'ai placé des anneaux orange sur mon milieu devant, sur le point qui marque la séparation entre le devant et le dos, et une sur le milieu dos (en gros à midi, 3h, 6h et 9h). J'ai aussi placé 4 anneaux (ceux qui ressemblent à des épingles à nourrice) au milieu de ces sections car c'est à ces endroits que j'augmente : je sais que tous les 10 tours, je fais une augmentation juste avant le 1er anneau épingle, une juste après le second, une juste avant le 3ème et une juste après le dernier.

Ils peuvent aussi servir quand on tricote un cardigan, pour marquer à quel endroit on passe en côtes ou en mousse pour une bande de boutonnage. Ou alors quand on fait des points et torsades pour marquer les différentes parties. Personnellement j'en use et j'en abuse parce que je suis très tête en l'air et que je peux facilement oublier de changer de point si je tricote en pensant à autre chose.

Vous savez quoi m'offrir maintenant...

PS : Il faut quand même savoir que c'est un objet facétieux qui saute volontiers des aiguilles et qu'on a tendance à semer partout dans la maison... si vous arrivez à cours d'anneaux regardez sous le canapé c'est là qu'ils se cachent en général...

Entretenir ses tricots

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A la demande de mon amie Juliette Bibasse, voici un post très rapide pour vous raconter comment j'entretiens mes tricots. En gros je suis une flemmarde et j'en fais un maximum à la machine, DANS UN FILET, programme à FROID, avec un essorage de 600 ou 800 tours minute. Pour la lessive, je mets 2 prouts de shampoing doux directement dans la machine avec le pull.

Il m'arrive de les nettoyer à la main, parce que j'ai trop peu de lainages à laver ou que les couleurs sont trop différentes (j'essaye de ne pas trop mélanger pour ne pas avoir des minous clairs sur un pull foncé ou l'inverse). Dans ces cas là je fais tremper dans le lavabo dans de l'eau fraiche mais pas glacée, avec toujours 2 prouts de shampoing. Je fais froutch-froutch pour bien mélanger , je laisse tremper 20 minutes et je rince en faisant froutch-froutch sous le robinet. Ensuite je mets dans un filet (dans des filets séparés si les tricots ne sont pas de la même couleur), et j'essore à la machine à 600 ou 800 tours minute.

Pour le séchage, si le tricot est lourd je le fais sécher à plat sur un tapis de gym, s'il est léger (pour l'angora ou le mohair par exemple) je fais sécher sur cintre (un cintre qui ne déforme pas).

Si vous avez d'autres pratiques concernant le lavage/séchage, allez-y dites tout à Juliette Bibasse !

Japan’s got talent, le Japon a des doigts de fée Japan’s got talent : Japan has « doigts de fée »

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Ce qui s’est passé à Fujiyoshida, la suite. Le lendemain de mon arrivée, Noguchi San notre colocataire à FIMG_0906uji qui sait faire des tas de choses de ses 10 doigts, m’a emmenée dans son jardin où elle cultive du coton, des légumes et de la vergerette. C’est quoi la vergerette? C’est une herbacée qui donne des petites fleurs qui ressemblent à des pâquerettes et qui a des propriétés tinctoriales. On en a cueilli quelques brassées et Noguchi San m’a montré comment teindre de la laine avec. The day after we landed in Japan, Noguchi San, our roommate in Fujiyoshida who knows how to do lots of things with her 10 fingers, took me for a walk in her garden where she grows cotton, vegetables and erigeron. Erigeron, what is it? It is an herbaceous plant giving little flowers that look a bit like daisies, and that have dyeing properties. We picked up a wealth of flowers, and Noguchi San showed me how to dye yarn with it.

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On a coupé et fait bouillir les fleurs avec leurs tiges puis filtré l’eau. Ensuite on a cuit la laine qui ressemblait à des ramen dans l’eau des fleurs, ensuite j’ai du partir à Tokyo donc je n’ai pas vu la fin mais elle m’a raconté. En gros, elle a trempé rincé trempé rincé un tas de fois dans un mélange d’eau et d’acide citrique pour fixer la couleur, et quand je suis revenue de mon périple à Tokyo la laine était toute jaune (beaucoup plus que ce que la photo veut bien révéler).

We cut and made boil the flowers with their stems then we filtered the water. Then we cooked the yarn that really looked like ramen noodles in the water from the flowers, and then I had to leave for Tokyo so I didn’t see the end but she told me the process. Roughly speaking, she soaked rinsed soaked rinsed many times in water and citric acid to fix the color and when I went back from my Tokyo journey yarn was all yellow (more than what the pictures reveals).

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Le soir, elle nous a montré comment elle file le coton avec ce fuseau qu’elle a fabriqué. Je ne saurais pas vous donner une leçon de filage :  en théorie c’est plutôt simple mais en pratique je n’ai pas encore réussi à faire un joli fil et je trouve que ça fait assez mal à l’épaule de tenir un bras en l’air. J’ai du mal m’y prendre puisque Noguchi San a déjà filé de quoi se faire tout un gilet (je pense que je vais aller prendre des leçons chez mon ami Enrico Castronovo).

On the evening she showed us how to spin cotton with this spindle she made. I wouldn’t be able to give you a spinning lesson : in the theory it’s quite easy but I couldn’t make a satisfying thread and I found that it’s uncomfortable to keep my arm up. I think I didn’t manage it very well because Noguchi San already spinned enough yarn to knit herself a jacket (I’ll take a class at my friend Enrico Castronovo).

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Tout ça pour dire que la fan de livres d’artisanat japonais grosse acheteuse chez Junkudo Paris que je suis a eu la chance d’atterrir dans le Japon qu’elle fantasmait et qu’elle n’aurait même pas espéré voir.

All that story to say that the huge fan of Japanese crafts book and good client at Junkudo Paris that I am had the luck to land in the Japan she fantasized about, and the Japan she didn’t even wish she could see. 

C’est sûrement parce que c’est un pays très ancré dans ses traditions et probablement qu’il y a un peu du fait que c’est un pays en perpétuelle reconstruction avec tous les rafistolages que ça implique, que le « faire avec ses mains » et même le « bien faire avec ses mains » a l’air de rester une problématique contemporaine. D’ailleurs les enfants -filles et garçons- apprennent à l’école un peu de couture, un peu de cuisine,un peu de bricolage… Dans les magasins il faut voir le temps et le soin que mettent les vendeurs à emballer les achats.

It surely is because it is a country rooted in it’s traditions and probably a bit because it is a country in perpetual reconstruction with all the patch up it involves, that the « make with the hands » and even the « well make with the hands » seems to keep being a contemporary issue. Moreover, children at school learn at school origami for sure, but also a bit of sewing, a bit of cooking, a bit of handiwork… In the shops, one should see the time and the attention sellers take to pack your purchases.

J’ai ressenti là bas (peut être que je me trompe et que je ne vois ça qu’avec mes yeux de française) qu’il n’y a pas le même rapport au temps et par conséquent aux actions comme les tâches domestiques ou l’artisanat que chez nous. Les temps de trajet dans la vie de tous les jours m’ont paru globalement plus longs qu’ici, on passe beaucoup de temps à préparer les repas, à faire la vaisselle de la dizaine de tout petits plats qu’on utilise… j’ai pu observer dans un ryokan les étapes de maquillage de deux jeunes filles je n’avais jamais vu ça de ma vie.

In Japan I felt (maybe I’m wrong and I only see things through my French eyes) that the connection to time is different therefore the connection to things like household chores or crafts is different. The time people spend in everyday life journeys seemed longer to me, people spend more time cooking, dishwashing all the tiny little platters they use… I had the chance to observe two young girls putting on their make up in a ryokan I had never seen that… so many steps !

J’ai eu cette impression que là bas on mettait du sens dans ses gestes et dans ses actions et que c’est aussi pour ça qu’on prend le temps. Ca m’a interpelé parce que deux des choses à laquelle je pense souvent depuis que je fais le travail que je fais, c’est justement de une le rapport au temps et de deux : mais pourquoi je fais ça. Je compte souvent le temps qui passe en pulls, et quand je tricote je me sens comme dans une bulle hors de cette contrainte temps (je peux lever le nez et me rendre compte que ça fait 5h que je travaille) au sein de laquelle je peux rêvasser dans un état second. Plein de gens n’ont pas la patience de se mettre au tricot parce que c’est chronophage or pour moi c’est justement là que se situe toute la poésie du truc. Quant à savoir pourquoi je fais ça, pourquoi ça fait sens pour moi, je n’ai pas encore complètement répondu à la question mais je sais que j’aime perpétrer ce geste qui n’a pas changé depuis le début du tricot. Ca me donne l’impression de faire partie de la communauté des millions de gens qui ont eu depuis des siècles (des millénaires même) et qui ont encore partout dans le monde le même plaisir que moi à faire ça et si vous le pratiquez vous savez que c’est un plaisir un peu spécial le tricot.

In Japan I felt that people put sense in their acts actions and therefore they take time. That questioned me because two of the things I think about a lot since I do this job, are first my relation to time and secondly : but why am I doing that. I often count time going by in sweater, and when I knit I feel like I’m in a bubble independant from this time constraint (I can wake up and realize I’ve been knitting for 5 hours) in which I can daydream in a kind of a daze. Regarding on why I do that, why it makes sens to me, I still didn’t completely answer the question but I know that I love to perpetrate this gesture  that haven’t change since the beginnings of hand knitting. It gives me the impression to be a part of the community of the millions of people who had for centuries (even millenia) and who still have everywhere in the world the same pleasure I have doing this and if you are a knitter, you know that knitting is a special pleasure.

En souvenir de Noguchi San et son coton, je vous laisse avec une petite légende d’Auvergne (c’est de là que j’écris ces quelques lignes) mettant en scène une bergère, son fuseau et un loup au pelage d’or. Ca sonne bien non? (Ce n’est pas de moi j’ai plus ou moins fait un copier coller depuis un site sur l'Auvergne ). Et si quelqu’un a une lecture à me conseiller sur le Japonais et le temps qui passe, vous l’aurez compris ça m’intéresse.

To remember Noguchi San and her cotton, I leave you with a little tale from Auvergne (this is where I am writing now) involving a young shepherdess, her spindle and a golden fur wolf. Sounds good isn’t it? If someone has an advice for a book about Japan and its relation to time, I could be interested! 

Le loup de Courlande...

Mystérieuses et sinistres, des forêts touffues et sauvages s’étendaient aussi loin que portait la vue sur les monts d’Auvergne. Chassés depuis toujours par les envahisseurs, Sarrazins, Normands, les hommes de ce temps là vivaient de l’élevage d’une poignée de chèvres et de moutons. La vie était rude, à l’image du climat. Personne jamais ne se risquait dans les sous-bois obscurs. Peuplés d’animaux sauvages, ces futaies impénétrables étaient le domaine des loups.

Le conte se déroule dans un hameau sous le Roc de Courlande, oublié au fil des siècles, recouvert par la végétation. Fiché dans le sol comme une grosse dent dans la gencive, ce mont est le mont élevé des Dores; il se dresse un peu en contrebas de la chaîne de montagnes. Il n’y avait là que quelques chaumières. L’une des maisons était celle de Raoul, le père de la petite Tiennette la plus jeune de ses enfants mais la plus rusée et audacieuse.

L’hiver arrivait vite pendant cinq mois jusqu’en avril parfois, les rafales de neiges balayaient tout. Mais le pire l’hiver, tout au long de l’hiver, c’étaient les loups. Lorsque, dans les tourbillons de neige, leurs hurlements tout proches déchiraient la nuit, les cœurs se glaçaient d’épouvante. Barricadées dans leur appentis, les brebis bêlaient d’effroi. La meute de loup féroce était menée par un loup hors du commun. Bête colossale, au poitrail large et bien fourré, aux pattes énormes et velues, à la queue touffue comme d’un renard, au mufle puissant, aux yeux jaunes flamboyants et pleins de ruse cruelle. Un soir d’été un paysan avait aperçu une bête tapie dans le sous-bois à la fourrure luisante d’une couleur singulière : un loup couleur d’or ! Un loup de cette taille, et tout doré ! Sûr, c’est là quelque diablerie !

Un matin, vers la fin de l’automne, Tiennette partit comme chaque jour avec ses brebis et sa quenouille. Elle gagna la pâture et commença à filer. Pour mieux surveiller ses bêtes, Tiennette s’était installée tout près des arbres de bordure. Soudain, les brebis s’enfuyèrent en tous sens avec des bêlements affolés. La fillette courut derrière son troupeau éparpillé. Elle sentit une présence et se retourna, debout à l’orée du bois, énorme et splendide se trouvait le loup au pelage d’or. Le monstre ne voulut faire qu’une bouchée de la fillette au goût sûrement délicat de la viande d’un faon nouveau né. La fillette rapidement rompait le fil qui attachait le fuseau et pris dans ses mains la belle pelote déjà réalisée et en enroula une partie autour de son bras. - Eh bien, cria t'elle d’une voix qui ne tremblait pas, qu’est-ce-que tu attends, Loup, pour me dévorer ? Allons, approche, je n’ai pas peur de toi, Tu n’es qu’un grand chien jaune ! Sûr de lui, il se rapprocha, ouvrit sa gueule immense et bondit sur la fillette. Celle-ci lança de toutes ses forces la pelote de laine dans la gueule du loup d’où dépassait un peu la pointe du fuseau qui se coinça dans le gosier de la bête. Le loup se secoua et se démena comme un diable, il tentait de se racler la gorge, et tentait d’arracher la pelote diabolique qui l’étouffait. La jeune fille suivait les secousses du loup par le fil attaché à son poignet. Le loup épuisé s’allongea dans l’herbe, il se voyait déjà mort succombant aux fourches des fermiers alertés par les cris de la fillette.

Tiennette n’alerta personne. Elle dit au loup : - Loup de Courlande, je te laisserai la vie sauve si tu me jures que ta meute et toi, été comme hiver, ne sortirez plus des forêts. Le loup vaincu inclina la tête pour dire oui.

- Si tu t’en dédis, ajouta Tiennette, la prochaine pelote avalée signera ton arrêt de mort, préviens tes frères, tu ne te sauveras pas deux fois.

Elle s’approcha du fauve, plongea la lame d’un couteau dans la pelote et la retira d’un coup sec. La bête s’éloigna tête basse.

Depuis lors, les loups restèrent en forêt, Tiennette admirée de tous vécut longtemps au pied de ses montagnes et l’herbe d’automne sur l’échine du Roc de Courlande prit des reflets d’or, il raconte encore l’histoire de la fillette triomphante du monstre…

The wolf of Courlande (I really apologize for my bad translation)

In the wild, dense and sinister forests of Auvergne, life was hard. Nobody dared to go in the woods that were the areas of the wolves.

This story takes place in a hamlet down the Roc of Courlande now forgotten and covered with vegetation. The Roc was like a big tooth in a gum. One of the house in this hamlet was Raoul’s house, the father of the little Tiennette, the younger of his children but also the smarter.

A morning at the end of the autumn, Tiennette went like she did everyday to the pasture with her sheep and her spindle. Suddenly the sheep ran around bleating. The little girl felt a presence behind her, turned over and saw a splendid and huge golden furred wolf. The monster wanted to eat the little girl that would taste like a new born fawn. The girl quickly cut the yarn that attached the spindle and took in her hand the ball she already made and rolled a part of this ball around her arm. She screamed : - hey wolf! Why don’t you eat me ? Come on I am not afraid of you! You are just a big yellow dog. The wolf approached, opened his mouth and leaped on the girl. She threw with full force the ball and the spindle in the mouth of the animal that ended planted in his throat. Th wolf tried to shake but the girl had the thread in her hands. The wolf at the end went down lying on the grass waiting for the girl screaming to the farmers to kill him. But Tiennette never screamed. She told him : - wolf, I let you live if you swear that you and your pack will never go out of the forest again. The wolf moved his head to say yes. - if you lie, the next yarn ball will kill you. You wont be saved twice. She went close to the animal, took back the ball with a knife and the wolf moved away. Since that time, the wolves stay in the forest and in the autumn the grass on the Roc becomes golden to remember Tiennette and her golden wolf.

Japan’s got talent : le Kaiki, technique de tissage de la soie à Fujiyoshida. Japan’s got talent : the Kaiki method, silk weaving technique from Fujiyoshida

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Contrairement aux apparences ce blog n’est toujours pas mort … et moi non plus. Si vous me suivez sur Instagram vous savez peut être que je viens de passer 1 mois entier au Japon et que c’était fabuleux. Je rentre profondément ressourcée et amoureuse de ce pays. J’ai vraiment eu de la chance : j’ai vu la ville, la folie et la densité de Tokyo, la douce Kyoto, puis Osaka et Kobe avec leur fort caractère. J’ai aussi vu la campagne et la montagne, des endroits loin de tout où l’on ressent physiquement la puissance de la nature des îles japonaises.

If you follow me on Instagram, you surely know that I spent one month in Japan and that it was fabulous. I’m back, deeply refreshed and in love with this country. I am so lucky : I have seen the city, Tokyo’s density and craziness, the sweet Kyoto then Osaka and Kobe with their strong character. I have also seen the countryside and the mountains, places far from everything where you can feel in your body the power of Japanese island’s nature.

Ma base là bas c’était Fujiyoshida, la ville par laquelle historiquement on débute l’ascension de Fuji San et accessoirement là où l’on mange les meilleurs Udon du monde. Pour moi le centre du Japon c’est dans la salle à manger de l’auberge Saruya (bientôt je vous en parlerai j’y ai eu des expériences textiles excitantes) puisque c’est l’endroit où se retrouvent tous les soirs les gens les plus cool que j’ai eu la chance de rencontrer. J’ai découvert sur place que la région est un hot spot du textile et grâce à Yuka Takahashi qui travaille dans l’entreprise de tissage Hikari Textile, j’ai eu le privilège de pouvoir visiter le Yamanashi Prefecture Fuji Industrial Center et Toraya une usine de tissage de la ville.

My base there was Fujiyoshida, the city where you historically begin Fuji San ascension and incidentally the place where you can eat the best Udon noodles of the world. As far as I’m concerned, the center of Japan is in Saruya Hostel’s dining room because this is where every night the coolest persons I’ve met meet. I discovered there that the area was a textile hot spot, and thanks to Yuka Takahashi who works in the weaving company Hikari Textile, I had the privilege to visit the Yamanashi Prefecture Fuji Industrial Center and Toraya, a weaving factory of the city. 

Au Yamanashi Prefecture Fuji Industrial Center j’ai rencontré Mr Tetsuya Igarashi, chercheur en textile qui m’a présenté une technique de tissage de la soie qu’on ne pratique que dans la région que je ne connaissais absolument pas et qui s’appelle le Kaiki. Techniquement, ça consiste en un tissage à plat, les fils de chaîne en soie sont unis, on applique parfois au pochoir des motifs placés sur ces fils de chaine avant le tissage puis les variations de couleurs se font avec les fils de trame. On obtient ainsi des coloris qui changent de couleur avec les mouvements du tissu. Les étoffes sont très fines mais tissées très serré. Le Japon est un pays d’eau et les fils de soie utilisés pour le Kaiki sont teints grâce aux sources du Mont Fuji. Mon corps et mon esprit ont pu ressentir les vertus de l’eau de la région au cours de longs bains dans les onsen, je ne suis donc pas étonnée que les couleurs obtenues avec des teintures à l’eau de Fuji San soient particulières et inimitables.

At the Yamanashi Prefecture Fuji Industrial Center I met Tetsuya Igarashi, a searcher who presented me a silk weaving technique, only used in this prefecture and that I had never been told about before, named Kaiki. Technically, it consists in a flat weaving, the warp threads are plain and sometimes you apply a pattern with a stencil on them before weaving, then the colors variations are made with the weft threads. We obtain colors that change with the movements of the fabric. The fabrics are very thin but weaved very tight. Japan is a water country and the silk threads used for Kaiki are dyed thanks to Mount Fuji sources. My body and soul have had the chance to feel the virtues of this area’s waters during long baths in the onsen, so I am not surprised that the colors you obtained with Fuji San’s water are so special.

Quelques exemples d’étoffes centenaires conservées au Fuji Industrial Center :                        Some examples of century-old fabrics kept in the Yamanashi Prefecture Fuji Industrial Center :Kaiki3

 

Kaiki2Kaiki1A stencil and the brush that have been used tu apply patterns on the warp threads :PochoirLe kaiki a été développé durant l’époque d’Edo afin de pouvoir faire du commerce avec les villes : manquant de matières premières à vendre, on a du inventer un produit de luxe léger (le transport dans ce pays de montagnes est long et par conséquent coûte cher il faut que ça vaille le coup).

This technique have been used during the Edo age in order to make business with the cities : due to a lack of raw material in the area, people had to create a light luxury product (transport in this mountain land is long and therefore is expensive, the travel must worth it).

On utilisait cette soie pour  doubler le haori (la veste portée au dessus du kimono). Pendant le shogunat les lois somptuaires étaient extrêmement strictes et défendaient la population de porter certaines couleurs et motifs mais les japonais, respectueux de ces lois mais désireux de pouvoir afficher d’une certaine manière leur rang social, leur bon goût et leur culture, se faisaient poser des doublures toujours magnifiques et souvent chargées de symboliques et références. J’ai vu des étoffes rappelant des écrits ou pièces de théâtre cultes du Japon, d’autres évoquant des poèmes anciens ou la beauté des saisons et de la nature. Depuis la seconde moitié du XXème siècle l’industrie textile mondiale a changé et - comme en France dans les régions concernées  - on en souffre dans la préfecture de Yamanashi. Les acteurs de l’industrie locale cherchent à redonner sa place à ce savoir faire sur la scène mondiale, ce n’est pas évident : la principale activité est devenue de la commande (souvent pour les marques de luxe) et la nouvelle génération entend bien se faire connaitre en tant que designers, artisans et entrepreneurs porte parole d’un savoir faire qui est une identité forte.

Japanese people used this silk to make the Haori lining (Haori is the vest worn over the kimono). During Shogunate, sumptuary laws were extremely stricts and forbid population to wear some colors and patterns but the Japanese, respectful although eager to show in a certain way their status, their good taste au culture, put linings in their clothes that were always splendid and often charged with symbolic value and references. I have seen wonderful fabrics recalling cult writings or theater plays from Japan, others about old poems or about the beauty of the seasons and nature. Since the second part of the XXth century the textile industry in the world have changed and -like in France in the concerned areas- the Yamanashi Prefecture suffers from that. The local industry players try to give back his place to their know-how on the world scene, and it is not easy : the main activity is now orders (often for luxury brands) and the new generation intend to be known as designers, craftsmen and entrepreneurs voices of a know-how that is a strong identity.

La petite usine Toraya en plein coeur de Fujiyoshida, où Hitari Textile fait tisser ses produits : The little Toraya Factory, in the Fujiyishida city center, where Hitari Textile have their fabric woven :Tissage1Gros étonnement quand j’ai appris que tous les fils de chaîne sont préparés par un artisan spécialisé à la main en seulement 2 ou 3 heures :

I have been very surprised when i learnt that all the warp threads are prepared one by one by a specialized artisan in only 2 or 3 hours :Tissage3Amour total pour la jeune marque Kichijitsu qui travaille avec Hikari Textiles. Ici des futures couvertures de carnet trop belles  :

Totaly in love for the young brand Kichijitsu who works with Hikari Textile. This is a fabric for beautiful notebooks covers :Tissage2Yuka Takahashi et le président Yoshimi Kagami dans les locaux d’Hikari Textiles. Ils me montrent un tissu qui sert à emballer les porte bonheur au temple :

Yuka Takahashi and President Yoshimi Kagami in the Hikari Textile office. They show ,e a fabric used to make the lucky charms in the temple :Company2Un autre design par Kichijitsu :

An other design by Kichijitsu :Company1Certains tissus sont des créations Hikari d’autres sont des restaurations et rééditions de motifs anciens :

Some fabrics are Hikari designs, some others are restorations and new editions of old patterns Company3

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Company5

Bientôt c’est promis je vous parlerai de tout ce qui s’est passé dans la salle à manger de l’auberge Saruya... à vite mais pas trop c’est le mois d’août, et il est bien studieux ici!

 

Ce post s'adresse à celles (et ceux) qui brûlent d'envie de se lancer dans le TOPDOWN et qui ont peur

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Ce post s'adresse à celles (et ceux) qui brûlent d'envie de se lancer dans le TOPDOWN et qui ont peur. Barbara. Durant 1 an tu étais là tout près de moi. Je te lisais et n'osais pas. Mais en décembre la conjoncture était parfaite, les éléments réunis autour de moi : blues hivernal, peine de coeur, sac de laine en peau de doudou, besoin de nouveauté et de câlin, les ingrédients étaient là. Ca y est je me lance, je me la fais à l'envers, je me réchauffe de haut en bas. Et la magie a opéré, la tête en bas en haut les pieds, d'abord les manches puis tout entier mon pull câlin s'est rélévé.   Le patron est disponible ICI.

Topdown & matériel

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Pour le moment je ne vois qu'un désavantage au tricot topdown : ça nécessite pas mal de matériel. Il faut des aiguilles circulaires de différents numéros et de différentes longueurs de câbles, des double pointes, des anneaux marqueurs avec des couleurs différentes, de quoi mettre en attente les mailles ou les maintenir quand on essaye le tricot au fur et à mesure. J'étais très contente de ressortir mes Denise que je délaisse souvent au profit des Symphonie. Les Denise sont été impeccables pour changer les câbles en 1 clic au fur et à mesure que le pull s'élargit, nickel pour les essayages et pour mettre le corps en attente pendant que je tricotais les manches. J'aime bien les Denise. Le Père Noël me les a apportées il y a 4 ans quand j'ai commencé à sérieusement tricoter. Et je trouve que les Denise ça se la pète pas, c'est pas snob.

Bref, les Denise ont été super pour tout le début du pull. Et puis arrivée au corps le tricot est devenu plus lourd et les connecteurs ont lâché à 2 reprises... j'ai du passer le travail sur les Knit Pro que je n'avais pas trop envie d'utiliser parce que je trouve que le système de vis est un peu pénible quand on doit changer souvent de câble. Je suis donc en train de terminer le bas du pull dessus et c'est vrai que : c'est plus safe, le clic-clic du bois c'est agréable, ça glisse bien et surtout le câble est bien souple.

Pour les double pointes (j'adore tricoter sur les double pointes je sais pas pourquoi) j'utilise celles du lot en bambou des chinois de Ebay ou des Knit Pro j'en ai quelques unes elles sont très agréables. En métal je n'aime pas surtout en alu ça me fait des frissons désagréables dans les doigts.

Dites-moi ce que vous utilisez vous comme matériel je suis curieuse de savoir!

 

 

Rabattre des mailles à 3 aiguilles

C'est une technique super qui permet d'assembler par exemple les épaules d'un tricot en évitant la douloureuse étape de la couture. Je l'utilise dans quelques uns des patrons à venir, j'ai donc rédigé une explication. This is a super technique that allows to join the shoulders for example without sewing them. I use it in some new patterns to come, so I wrote a explanation .

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Le grafting

Au menu du jour : le grafting… C'est une technique d'assemblage invisible que j'utilise parfois dans mes tricots, alors j'ai réalisé des "fiches grafting"car c'est inexplicable en 3 lignes sans schéma dans un patron.

PARTIE 1 : le grafting sur jersey endroit : 

graftingJE graftingJE2PARTIE 2 : Le grafting sur point mousse :

graftingM graftingM2

 

Et enfin PARTIE 3 : Le grafting sur jersey envers :

graftingJENV graftingJENV2

 

Je suis en train de concocter un patron facile à réaliser pour illustrer tout ça… alors à très vite!

 

Dish of the day… the grafting!

I sometimes use this technique in my designs, so I made these sheets because It is not possible to explain it in 3 lines with no diagram in a pattern.

 

I am working on a quick and easy pattern to illustrate that, so talk to you soon!

 

L'écharpe d'Odilon, ou l'entrelacs au point mousse

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Comme promis hier : le tuto pour une écharpe en entrelacs! Voici une écharpe que j'ai tricotée et offerte à mon amoureux, et c'est amusant parce que cet été nous sommes partis à Lisbonne et j'ai appris que traditionnellement, dans certaines régions du Portugal, on offre des chaussettes en entrelacs pour déclarer son amour.

Bref. N'ayez pas peur de l'entrelacs, c'est beau et c'est chaud! Si vous vous lancez, oui vous vous tromperez, oui vous déferez, oui vous referez, mais à la fin vous serez très heureux du résultat.

Cette écharpe je l'ai tricotée en Drops <3 you avec des aiguilles de 6mm. Cette laine est très agréable à tricoter, très douce mais elle perd beaucoup de poils et j'ai du la laver un certain nombre de fois avant qu'elle soit portable sur un manteau foncé. Donc malgré toute sa douceur je la déconseille pour une écharpe.

Un conseil avant de commencer: utilisez de préférence des aiguilles circulaires, c'est beaucoup plus facile pour se donner une idée de ce qu'on est en train de faire et pour tortiller l'ouvrage en toute liberté (vous comprendrez dès l'étape 1 pourquoi je dis ça … rire sardonique)

C'est parti :

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This is a scarf I knitted and offered to my lover, wich is funny because last summer we went to Lisbon where I learnt that in certain regions of the Portugal, women offered hand knitted entrelacs socks as a gift to declare their love.

Anyway. Don't be affraid of entrelacs, it is handsome and warm! If you dare, yes you will make mistakes, yes you will unknit, yes you will knit again, but at the end you will be very proud.

I knitted this scarf with Drops <3 you in 6mm needles. It is very pleasant to work, very soft, but it losts lots of hair and I had to wash it many times before it became wearable on a dark coat. Despite of all its softness I advise not to use it for a scarf.

A last tip : you should use circular needles, it is much easier to see what you are doing and to wriggle your work (you will understand why I say that right from the step 1… sardonic laughter)