Des rendez-vous et du qiviut !

Bonjour !

J’ai plein de rendez-vous à vous annoncer aujourd’hui !
Tout d’abord celui de ce soir 21h sur instagram (@tricotalicehammer) pour feuilleter ensemble le Club Tricot 2, que j’ai enfin reçu, péripéties à suivre dans cet article. Vous pourrez me poser toute vos questions sur le sujet, vous pouvez même commencer à m’en poser en story.

Ensuite il faut que je vous parle de la troisième édition du Tricot Market, qui se déroulera ce dimanche 17, toujours à l’Hôtel Amour. Si vous êtes déjà venus les deux précédentes fois, vous aurez le bonheur d’y retrouver Biches et Bûches, La Fée Fil, Big Bad Yarn, Maison Corlène, les Tricoteurs Volants et moi. Nous accueillons 3 nouvelles exposantes et on est très contents de vous donner l’occasion des les voir ce weekend parce qu’on adore leur travail. Il s’agit d’Atelier Camélir, Squirrel’s Yarn et (Vi)laines j’ai très hâte d’être à dimanche !

 
TRICOT MARKET - AFFICHE - FEVRIER 2019.png
 

Après c’est à Londres, au Spring Stitching & Knitting show que je vous donne rendez-vous, du 28 février au 3 mars, sur le stand G30, et ça c’est la grande inconnue car c’est la première fois que je me rends dans ce salon alors si vous êtes dans les parages, n’hésitez pas à venir me voir, j’ai la trouille ! J’ai même quelques places à vous envoyer si vous le souhaitez.

Je serai fin mars au salon H+H Cologne, et en avril au Knit Eat à Lyon, mais tout ça je vous en parlerai un peu plus tard.

J’ai inauguré une rubrique Fin de série sur mon site, j’ai besoin de place dans le bureau car nous avons accueilli les nouveaux Club Tricot ! Vous pouvez y trouver à petit prix l’ancienne collection d’accessoires sérigraphiés avec les illustrations d’Amandine Delaunay. Ce sont de supers objets, tout est bio et certifié GOTS, on n’avait pas fait les choses à moitié. La trousse est doublée pour éviter les aiguilles et bouts de ciseaux qui percent, le sac est géant et a une poche intérieure et la petite pochette est ultra pratique. Alors n’hésitez pas à faire un tour dans cette nouvelle partie de mon site, il y a aussi d’anciens numéros du beau magazine Knit Wit.

Nous avons donc reçu les Club Tricot 2, et expédié toutes vos pré-commandes de magazines seuls. Vos commandes de magazine + laine partent au plus vite ! Encore une fois on n’a pas été déçus par le professionnalisme de TNT qui n’est jamais passé nous livrer, nous sommes donc partis à la recherche de notre palette dans une sombre zone industrielle de Créteil pour trouver une partie des cartons abîmés. Chaque nouvelle expérience avec ce transporteur nous réserve de nouvelles surprises, on est en train de chercher d’autres solutions avec l’imprimeur. Mais ils sont là et ils sont beaux, je suis contente de la couverture texturée (le papier de chez Rives s’appelle Tweed ça ne s’invente pas, j’ai hésité avec le modèle Shetland, peut être une prochaine fois) et j’espère qu’ils vous plairont aussi.

Je vous rappelle qu’il y a un Kal organisé sur ma page Ravelry et sur Instagram du 17 février au 1er mai, vous pouvez tricoter les modèles des deux Club Tricot et il y a des petits lots à gagner ! Je vous remets le lien ICI.

Club Tricot 2 : Friends
24.50
Quantity:
Add To Cart
20190210_143828.jpg
20190212_153851.jpg

Et en ce moment sur mes aiguilles, je fais une petite pause entre deux numéros et je me suis fait plaisir en tricotant des chaussettes de montagne pour Arnaud avec la pelote de Mondim offerte par Annouchka cet été. Tout le monde m’avait prévenu que cette laine est super, et ben c’est vrai. Ça doit vous paraître bizarre puisque je suis consciente que j’ai beaucoup chance de recevoir tant de belles laines de mes partenaires, mais c’est une joie de pouvoir tricoter de temps en temps des laines de mon stash à moi que j’ai achetées par coup de coeur, sans projet en tête. Les chaussettes étant finies bloquées et adoptées par leur nouveau propriétaire, je me suis lancée dans un châle avec les 2 écheveaux de Gotland que j’avais achetés chez The Little Grey Sheep au Fil de la Manche et qu’il me tardait d’avoir le temps de bobiner et travailler. Voilà, ce sont mes 2 projets avant des mois de tricot “collections” alors j’en profite à fond.

Et maintenant je vais vous remontrer la photo du jeu du samedi ! Je vous demandais quel était le poil, l’oiseau et le lieu. Pour l’oiseau j’ai accepté le moineau, il s’agissait en fait d’un nid de sizerin du Groenland, comme c’est un peu technique et que c’est dans la même famille, je ne vous en ai pas trop demandé. On a donc l’oiseau et le lieu, maintenant il manque la bête propriétaire du poil, mais en sachant qu’on est au Groenland on se confronte rapidement au boeuf musqué.

20190209_094637.jpg

Le boeuf musqué (qui n’a du boeuf que le nom, après des recherches ADN il se trouve qu’il est plus proche de la chèvre sauvage) est une bête qui existe depuis la préhistoires et qui à l’inverse du mammouth a survécu au réchauffement climatique il y a 12000 ans en migrant vers l’Arctique où on le trouve aujourd’hui. Comme on est des champions on a failli le faire disparaitre au début du XXe siècle en le chassant pour le manger lors des grandes expéditions, mais maintenant il est protégé après avoir été réintroduit au Groenland derrière des glaciers où ne peuvent s’aventurer ours polaires et loups. Le boeuf musqué est un gros poilu, et son poil qui s’appelle le qiviut a des propriétés exceptionnelles (on dit qu’il est 8 fois plus isolant que la laine de mouton) était récupéré pendant la chasse ou pendant la mue pour servir de bourre isolante dans les bottes et moufles. Ce n’est que dans les années 60 qu’on a commencé à l’élever et le tricoter. Les élevages ne peuvent pas produire assez de fibre et on fait maintenant appel aux chasseurs groenlandais pour fournir. La chasse est très encadrée (on ne compte que 10 chasseurs professionnels, sur une surface très limitée étant donné qu’il faut pouvoir rapporter la bête abattue le soir) et répond aux besoins de régulation. Les chasseurs vendent la viande et les peaux aux producteurs de laine, qui en tirent la toison en la peignant très longtemps. Ils ramassent aussi les bourres de poils sur les branches pendant la saison de la mue et chaque année seules 5 à 8 tonnes sont produites (c’est 3000 fois moins que le cachemire).

Je vous ai promis une belle anecdote samedi. C’est une histoire de coopération entre les espèces, nécessaire dans cette région très difficile à vivre. Les boeufs laissent leur poil sur les arbre, condition sine qua non pour protéger les oeufs dans les nids et les chasseurs expliquent que les corbeaux viennent les chercher et leur indique les boeufs à chasser tant qu’ils leur laissent les abats sur place.
Ci-dessous une photo de boeuf musqué.

2572687163_small_1.jpg

Je vous dis à tout bientôt pour parler plus en détail des ateliers que je vais animer au Knit Eat !

Un peu de mythos sur les Arans, et un KAL Club Tricot

Bonjour !

J’ai un peu de mal à tenir le rythme du blog, ça me manque beaucoup d’écrire plus longuement ici mais j’ai beaucoup de difficulté à trouver le temps et la disponibilité d’esprit. Ces dernières semaines j’étais plutôt prise par de la mise en page, de l’organisation et du site internet, Gunjin qui m’a aidé longtemps avec toutes ces tâches me manque beaucoup ! Je ne sais pas comment vous imaginez les journée d’un designer tricot, mais c’est certainement beaucoup plus de bureau, de maintenance de site et de mails que vous vous figurez.

Je vais commencer par la réponse au jeu du samedi. Je vous avais proposé une photo de Pádraig Augustine Ó Síocháin. Je savais que vous trouveriez très facilement son nom la photo provenant de Google, mais ce que je voulais c’était un peu d’histoire fouillée. Ce monsieur était un homme d’affaire Irlandais, connu pour avoir défendu, promu et exporté des produits culturels de sa région vers les États-Unis et le reste du monde. Il n’est d’ailleurs pas né avec ce nom là, il est né Patrick Sheehan et a fait gaéliser son nom en 1948 étant très impliqué dans la protection des langues traditionnelles. Ce monsieur nous intéresse car avec sa société Galway Bay Products Ltd. qui distribuait (et distribue encore il me semble) les produits des îles Aran, il a exporté vers l’Amérique, l’Europe et le Japon ce que nous appelons aujourd’hui les pulls Aran qui sont devenus très à la mode dans les années 60 70. La réponse que j’attendais, et que j’ai en partie eue, allait un peu plus loin que ça. Síocháin a participé à la création du mythe du pull Aran, et de ses points et torsades qui seraient des symboles religieux issus de l’iconographie celtique. Cet homme, tout défenseur de ses traditions et de sa culture qu’il était, était un sacré homme d’affaires et il a fait enseigner à sa main d’oeuvre comment être plus productif, plus standard aussi dans la réalisation de ces tricots. Du pull Aran comme on se le figure aujourd’hui on ne trouve guère de traces dans les archives avant son exportation, ce qui laisse à penser que ses racines sont plus commerciales qu’historiques. Au début du siècle, des familles de pêcheurs des différentes îles anglaises ont émigré dans les îles Aran pour y développer la pêche, apportant avec elles leurs Gansey en laine fine. Les natifs des Arans ont vite eu l’idée de développer leur propre style de pull, tricotés avec leur laine locale plus épaisse et des points partout. Quelques business men futés et quelques jolies histoires plus tard, les îles étaient célèbres.

220px-Padraig_A._O_Siochain.jpg


Avant que je ne vous perde en route, j’ai mis en place le topic du KAL Club Tricot sur Ravelry ! Si vous souhaitez tricoter ensemble un ou plusieurs modèles des numéros 1 et 2, rejoignez-nous ! Le Kal se déroulera du dimanche 17, date du prochain Tricot Market et de la sortie officielle du numéro 2, au 1er mai et il y a des petits lots à gagner ! J’ai d’ailleurs rentré ce matin tous les modèles du 2 sur Ravelry, vous pouvez lier vos projets maintenant. Je devrais recevoir les catalogues d’ici la fin de la semaine ou le début de la semaine prochaine, j’enverrai en priorité leurs exemplaires à ceux qui ont précommandé. LIEN ICI POUR LA PAGE DU KAL.

Je vous rappelle aussi que maintenant, vous pouvez trouver les kits pour tricoter les modèles des 2 Club Tricot directement sur mon site, et je l’avais fait la semaine dernière mais je remets les métrages des modèles du 1 et du 2 au bas de cet article !

 
Nell Yarn
75.00

Fil 60% soie 40% laine, 175 m pour 50g. Patron disponible dans Club Tricot 2.

Yarn 60% silk 40% wool, 175 m / 50g. Pattern available in Club Tricot 2.

 

Sinon, en ce moment, je suis en train de dessiner 2 nouvelles collections et je dois vous confier que je ne sais jamais si je dois vous dévoiler mes projets ou pas. Il y a plusieurs écoles sur le sujet, certains cachent toutes les nouveautés pour faire la surprise au moment de la sortie, et d’autres montrent tout. Moi je ne sais pas dans quelle catégorie me situer. Je suis tiraillée entre l’envie de partager avec vous l’avancée de mes 1000 idées minute et la peur de vous lasser en montrant des bouts de modèles qui sortiront dans 6 mois. D’ici à ce que je me décide, sachez que j’ai plein de projets et qu’il se passe beaucoup de choses en coulisses !

Je vous dis à très vite, j’espère à la semaine prochaine !

Club Tricot 1 :

KENT : Bio Shetland EN DOUBLE, BC Garn, 280 m pour 50 g approximativement  
Taille 1 (femme S) :400 g (2 fois 1120 m)
Taille 2 (femme M homme S) : 420 g (2 fois 1180 m)
Taille 3 : (femme L homme M) : 450 g (2 fois 1260 m)
Taille 4 (femme XL homme L) : 480 g (2 fois 1350 m)
Taille 5 (femme 2XL homme XL) : 500 g (2 fois 1400 m)

VICTOR : Hamelton Tweed 1, BC Garn, 100 m pour 50 g approximativement
Taille 1 (femme S) : 480 g (960 m)
Taille 2 (femme M homme S) : 510 g (1020 m)
Taille 3 : (femme L homme M) 550 g (1100 m)
Taille 4 (femme XL homme L) :  580g (1160 m)
Taille 5 (femme 2XL homme XL) : 620 g (1200 m)

BOY SCOUT : Loch Lomond, BC Garn, 155 m pour 50 g approximativement
Taille 1 (S/M) court : 300 g (930 m) + 50 g (155 m)
Taille 1 long : 350 g (1085 m) + 50 g
Taille 2 (L/XL) court : 350 g (1085 m) + 50 g
Taille 2 long : 400 g (1240 m) + 50 g

PETIT BOY SCOUT : Loch Lomond, BC Garn, 155 m pour 50 g approximativement
4 ans : 200 g (620 m) + 50 g (155 m)
6 ans : 200 g (620 m) + 50 g
8 ans : 250 g (775 m) + 50 g
10 ans : 250 g (775 m) + 50 g

HOCKNEY : Bio Shetland EN DOUBLE, BC Garn, 280 m pour 50 g approximativement
S : 350 g (2 fois 980 m)
M : 400 g (2 fois 1120 m)
L : 450 g (2 fois 1120 m)
XL : 500 g (2 fois 1260 m)

Club Tricot 2 :

DAISY MINI : Sarah Tweed, BC Garn, 175 m/50 g :
Taille 4 ans : 2 écheveaux de chaque coloris (2 fois 100 g = 2 fois 350 m)
Taille 6 ans : 3 écheveaux pour le corps 2 pour les manches (150 g  = 525 m et 100 g = 350 m)
Taille 8 ans : 3 écheveaux pour le corps 2 pour les manches (150 g  = 525 m et 100 g = 350 m)
Taille 10 ans : 4 écheveaux pour le corps 3 pour les manches (200 g = 700 m et 150 g = 525 m)

DAISY : Sarah Tweed, BC Garn, 175 m/50 g :
Taille S : 3 écheveaux de chaque coloris (525 m de chaque coloris)
Taille M : 4 écheveaux de chaque coloris (700 m de chaque coloris)
Taille L : 4 écheveaux de chaque coloris (700 m de chaque coloris)
Taille XL : 5 écheveaux de chaque coloris (875 m de chaque coloris)

BEN : Baby Alpaca de chez BC Garn EN DOUBLE , 250 m/50 g :
Couleur de fond :
Tailles 1 et 2 : 6 écheveaux (1500 m, attention le fil est doublé)
Tailles 3, 4 et 5 : 7 écheveaux (1750 m attention le fil est doublé)
Couleur rayures :
Taille 1 : 2 écheveaux (500m)
Tailles 2, 3, 4 et 5 : 3 écheveaux (750 m)

NELL : Sarah Tweed, BC Garn, 175 m/50 g, 6 écheveaux (1050 m)

THEODORA :BC Garn Baby Alpaca, 250 m/50 g FIL EN DOUBLE
Coloris principal : 4 écheveaux (1000m)
Coloris contrastant : 2 écheveaux (500 m)

PETITE THEODORA : BC Garn Baby Alpaca, 250 m/50 g FIL EN DOUBLE
Coloris principal : Taille 4 6 ans 2 écheveaux (500m) Taille 8 10 ans 3 écheveaux (750 m)
Coloris contrastant : 1 écheveau (250m)

JEANNE : Soft Silk, BC Garn, 350 m/100 g
Taille S : 3 écheveaux (1050 m)
Taille M : 3 écheveaux (1050 m)
Taille L : 3 écheveaux (1050 m)
Taille XL : 4 écheveaux (1400m)

MARCUS :  BC Garn Baby Alpaca, 250 m/50 g FIL EN DOUBLE
Taille 1 : 9 écheveaux (2250m)
Taille 2 : 10 écheveaux (2500m)
Taille 3 : 10 écheveaux (2500m)
Taille 4 : 11 écheveaux (2750m)
Taille 5 : 11 écheveaux (2750 m)

Le vrai Club Tricot en papier est né !

Bonjour ! 



Cette semaine je suis très heureuse, puisque je peux enfin tenir Club tricot entre mes mains ! J’ai expédié toutes les précommandes, j’espère qu’il est arrivé chez tout le monde ! 

Au cours des prochains jours, je vais détailler un peu plus chaque modèle . Ça va se passer sur IG et sur Facebook, vous pourrez voir les belles versions colorées grâce aux photos de mes chers testeurs et testeuses. 

En parlant de Facebook je fais une petite parenthèse, j’ai ouvert la semaine passée un groupe ICI, pour que vous puissiez partager vos photos et vos questions sur les tricots Alice Hammer. C’est un groupe qui n’est pas public, c’est à dire que je valide moi-même les inscriptions et que seules les personnes du groupe peuvent voir vos publications. Pratique si vous cachez votre passion dévorante pour le mohair à votre boss par exemple.

J’ai réalisé mon premier vrai direct Instagram jeudi dernier, et j’ai adoré ! Je veux vous remercier pour toutes vos questions et pour vos gentils mots, c’est vraiment chouette de pouvoir échanger sous cette forme et je compte renouveler l’expérience. Si je vous dis que mon prochain direct sera la visite guidée de ma bibliothèque tricot (dès que ma maison ne sera plus en travaux) ça vous tente ? Si vous avez des suggestions de thèmes, même la potée auvergnate (c’est pour voir si Caro suit), n’hésitez pas à les proposer en commentaires.


Ce direct a été une source d’inspiration pour l’article d’aujourd’hui, puisque j’ai reçu une question qui m’a interpellée. Je n’ai plus le nom de la personne qui l’a posée, si elle a envie de lever la main en commentaire c’est possible. On m’a donc demandé « pourquoi un livre auto-édité alors que je gagne plus d’argent avec les PDF à l’unité ». Ca m’a interpellé parce que c’est plutôt une question qu’on va se poser entre designers, et comme je sais que vous êtes souvent intéressés par les coulisses de ce très particulier univers qu’est le monde du tricot, je vais développer un peu. 


Les 2 paragraphes suivants vont répondre à la question de l’auto-édition. 

Le monde de l’édition, c’est dur. plus de 40% des auteurs à plein temps, même les connus, vivent sous le seuil de pauvreté. Alors pour nous les auteurs du dimanche, ceux du loisir créatif, je vous laisse imaginer le tableau mais je vais quand même vous donner quelques chiffres qui n’engagent que moi pour que vous imaginiez mieux, si certains de mes collègues veulent témoigner ce sera avec plaisir ! 

Je suis vraiment une auteure du dimanche puisque je n’ai qu’un livre, Sentimental Tricot, à mon actif. Sentimental Tricot c’est presque 2 ans de travail. Je suis rémunérée en droits d’auteurs, c’est à dire que je n’ai pas reçu de salaire pour faire cet ouvrage, je gagne un peu de sous à chaque fois qu’il s’en vend un. Je gagne 6% du montant HT du livre. C’est pas si mal payé, on m’a déjà proposé des 2% chez d’autres éditeurs. Le prix HT du livre est de 28€44, je gagne 1,7€ pour chaque exemplaire vendu en France, 1,1€ pour chaque exemplaire vendu à l’étranger (les droits baissent à l’export). J’ai vendu selon mon dernier relevé 1675 ouvrages France et export compris. J’ai gagné, considérant donc les ventes France et export, dans les 2200 € depuis sa parution en janvier 2016. Mon éditeur et tous ne le font pas, m’avait tout de même payé un à valoir de 4000€ sur droits d’auteurs. C’est à dire que même si le livre ne se vend pas pour 4000€ de droit d’auteur (à peu près 3000 exemplaires) j’aurai quand même eu cette somme. Et je ne toucherai rien de plus que cette somme perçue en 2016 tant qu’on n’aura donc pas dépassé les 3000 exemplaires. Mon livre se vend mal car il est assez mal distribué dans les merceries (il n’est pas facile pour les boutiques de les commander) le réseau de chez Glénat est plutôt orienté grande distribution, ça fonctionne très bien pour des ouvrages débutants mais pas du tout pour Sentimental Tricot. Il n’a pas été non plus traduit en anglais, j’espère que ça arrivera un jour. Et les éditeurs sortent un maximum de titres pour occuper le marché ce qui ne fait pas vivre longtemps les ouvrages. Les merceries achètent les livres très cher et ne gagnent presque rien quand elles vous en vendent un. Là aussi, si une mercière ou un mercier passe par là, il ou elle peut témoigner, je mettrai l’article à jour. 

Évoquons maintenant le monde de la presse, puisque mon Club tricot pourrait s’apparenter à un magazine. Là, pour les designers c’est aussi un grand flou. Je ne peux parler que des magazines français, je n’ai jamais eu de modèle publié dans les magazines étrangers je ne connais pas ni les tarifs ni les retombées réelles d’un Laine ou d’un Pompom par exemple. Pour ceux qui ont déjà participé, est-ce si intéressant que ce que l’on peut croire sur les réseaux sociaux ? 

Les petits magazines payent, car ils ne peuvent pas attirer  le créateur avec le nombre de numéros vendus. Ils payent un tarif symbolique, allant de 75€ à 300€ (c’est ce quoi m’a souvent proposé) ce qui n’est pas cher payé. Un modèle me prend en moyenne 4 semaines de travail, 4 semaines pour 300€ bruts (on a des charges comme tout un chacun), ça ne paye pas le loyer, les courses, ni les cartes pokémon des enfants. 

Les « gros » magazines ne payent pas, comptant sur la visibilité qu’offre la parution. J’ai essayé plein de fois, quand ils n’oublient pas carrément de mettre mon nom ils tronquent mes explications ce qui ne me fournit pas la bonne publicité escomptée, ou mon nom se retrouve sur un modèle qui n’est pas de moi, bref pour ma part (et encore une fois ça n’engage que moi), ça n’a jamais été concluant et ma résolution 2019 est de ne plus jamais travailler gratuitement étant donné qu’à part le fait que ma maman et ma mémé sont fières, JAMAIS JAMAIS ça n’a été récompensé, il m’a fallu 5 ans pour intégrer ce fait, et là je fais un gros bisous à tous les free-lance illustrateurs, graphistes, designers et autres qui me lisent et qui peuvent aussi témoigner dans les commentaires pour qu’on arrête de croire que ça rapporte quelque chose. 


Voilà pourquoi je préfère, malgré les coûts et l’énergie que ça demande (je ne dis pas que les éditeurs volent les auteurs, il travaillent dur aussi), tenter l’aventure de l’auto-édition, je ne peux pas me permettre en ce moment de fournir le travail nécessaire à un livre avec le cours actuel du droit d’auteur, et surtout auprès d’éditeurs qui ne jouent pas toujours le jeu de la défense et de la vente des ouvrages sur le long terme, tout occupés qu’ils sont à sortir un maximum de titres pour occuper le marché.

Maintenant, je vais répondre plus précisément à la question qui m’a été posée. J’ai voulu tenter l’aventure de Club Tricot parce que : 

- j’aime les livre, j’aime le papier, j’aime l’encre, j’aime lire. Avec un Club Tricot imprimé, un client devient un lecteur et je crée une nouvelle relation avec lui. 

- je pense au long terme : certes un PDF fait rentrer, sans frais d’impression, 8€ dans la caisse (en réalité c’est plutôt 4€ après les taxes et les charges, mais je ne veux pas trop m’en plaindre, je suis assez contente d’avoir la sécurité sociale et une bonne école publique au coin de la rue). Mais moi je compte sur cette nouvelle relation que je crée avec le lecteur pour faire de Club Tricot sur la durée un rendez-vous attendu. Je me dis que la personne qui reçoit son exemplaire va le toucher, le mettre dans sa bibliothèque, le feuilleter, le réutiliser… j’ai l’impression de rentrer un peu chez elle. 

- j’aime mes amis des merceries. Je suis ravie de pouvoir développer une nouvelle relation avec mes collègues, et de pouvoir à ma petite échelle contribuer à la palette de ce qu’ils et elles peuvent proposer en magasin. J’ai essayé de mettre en place un prix revendeurs juste pour eux aussi, pour que mon ouvrage ne soit pas juste comme ce qu’un magazine ou un éditeur nous fait miroiter « tu gagnes pas d’argent dessus mais avec mon catalogue tu vas vendre de la laine » mais soit pour eux un produit à part entière. 

- j’aime mes amis lainiers, j’en ai déjà assez parlé mais c’était vraiment bien de travailler sur un projet cohérent avec d’autres gens. 


J’espère donc que cette aventure, qui est certes coûteuse financièrement et chronophage à court terme mais déjà enrichissante en terme de développement de mon activité, va m’ouvrir de nouvelles connexions avec vous et avec le monde du tricot. Là c’est le premier. Je vais sûrement devoir ajuster des choses pour enrichir le contenu de mon Club Tricot, je ne me ferme pas par exemple à l’idée de faire participer d’autres designers même si je me refuse à ne pas ou mal payer les gens et c’est bien pour ça que pour le moment je fais tout seule, à intégrer pourquoi pas peut-être un jour un petit peu de publicité choisie pour pouvoir rajouter quelques pages et donc des articles (de moi ou d’autres) ou des modèles, enfin c’est un projet qui pour moi ne peut que grandir ! 


Et si jamais ça ne marche pas, si la formule n’est pas la bonne, je suis sûre que j’aurai encore 1000 autres envies et idées ! 

Si vous souhaitez commander votre numéro, c’est possible ici :

Club Tricot n.1 : Un hiver éclatant (print)
24.50
Laguage:
Quantity:
Ajouter au panier

Et retrouvez-le tout bientôt chez vos merciers et mercières préférés :

PARIS
Les Tricoteurs volants, 22 rue de la Fidélité, Xe
L’Atelier de la Création, 27 rue des Plantes, XIVe
L’Atelier de la Création, Galerie Bellefeuille, 103, Boulevard Jean Jaurès, 92100 Boulogne-Billancourt

LA ROCHELLE
Mercerie l’Aiguillée, 8bis Rue des Bonnes femmes

LYON
L’Atelier de la Création, 13, rue de l’Arbre Sec, Ier

VICHY
Maille Shop, passage Clémenceau

BORDEAUX
L’Atelier de la Création, 41 rue de cheverus

GRENOBLE
Lanae Tricot, 5 Rue Genissieu

BREST
Chez Annette, 26 Rue J-B Boussingault

TOURCOING
Bouts de laine & cie, 118 Rue du Pont de Neuville

RENNES
Ecolaines, 25 rue des maréchales, Route de Lorient, 35132 Vezin-le-Coquet

DIJON
Le Lièvre Blanc, 2 Rue Jeannin

COGNAC
My little mailles, 28 Rue Henri Fichon

HONFLEUR
Ergastine, 2 Place Saint Léonard

ANVERS
Julija’s Shop, Nationalestraat 118

BRUXELLES
Kaleidoscope, Avenue Adolphe Demeur 18, 1060 Saint-Gilles

NAMUR
Atelier 53, Rue des Carmes 53

SUR LE WEB
Madlaines
Mercerie Chérie
Laines and Co (le joli petit camion !)







Mid-week point tricot

Bonjour !

Je suis bien rentrée de mes rocambolesques aventures en Écosse et en Auvergne. Après un départ un peu chaotique - valise perdue, enfant malade et salon raté - le voyage a été magnifique, les couleurs d’automne étaient dingues dingues dingues, le voyage m’a ressourcé. J’étais très stressée avant de partir à cause de toute l’organisation du salon plus la finalisation de Club Tricot à gérer, et je suis rentrée reposée et détendue.

J’en ai déjà un peu parlé sur Instagram, le salon n’a donc pas été concluant pour la plupart des exposants. Il y avait très peu de visiteurs, et surtout des visiteurs qui n’achetaient pas. Ça pose la question pour les exposants des “petits” salons. Les clients nous demandent très fréquemment (et c’est bien normal) si on se déplace dans divers festivals en France, la réalité qui n’engage que mon business (je ne veux pas parler pour les autres), c’est que c’est souvent beaucoup d’investissement et qu’on ne rentre pas forcément dans nos frais. Quand on doit louer le stand, louer un camion pour plusieurs jours et louer un logement, sans compter toutes les bricoles à acheter et le temps investi dans la préparation, il faut un sacré “panier moyen” pour se rembourser, encore plus pour faire du bénéfice et soyons honnêtes on aime bien en faire parce qu’un salon c’est fatiguant, c’est du travail en amont et c’est un weekend loin de ses enfants (ou chats, perroquets, amis…). Heureusement que nous avions prévu une semaine de vacances sur place après, nos petits malheurs ont vite été oubliés !

Le genre de paysage qui fait immédiatement oublier tous les petits tracas sans importance…blanche comme un linge mais bien enveloppée dans l’écharpe Vanessa  disponible ic i et le Boyfriend hat  disponible ici

Le genre de paysage qui fait immédiatement oublier tous les petits tracas sans importance…blanche comme un linge mais bien enveloppée dans l’écharpe Vanessa disponible ici et le Boyfriend hat disponible ici

Après être rentrés nous sommes tout de suite repartis en Auvergne et on a eu la chance d’avoir une tempête de neige impromptue, on en a profité pour faire de belles photos des tricots, que vous pourrez bientôt voir sur le site et sur les réseaux sociaux !

Cardigan Paprika  disponible ici

Cardigan Paprika disponible ici

J’ai repris sur les chapeaux de roue, Club Tricot est parti chez l’imprimeur et je transpire rien qu’en écrivant cette phrase en me disant que toutes les erreurs et imperfections vont être imprimées pour toujours. Au bout d’un moment il faut se lancer, il ne sera pas parfaitement parfait mais c’est le premier et je pense déjà à tout ce qu’il faudra que je fasse pour le second et j’ai hâte ! Vous pouvez toujours précommander votre numéro, vous recevrez la version numérique dans la journée et la version papier d’ici 10 à 15 jours. Si vous êtes un professionnel, sachez qu’il y a une page disponible juste pour vous afin de pouvoir commander vos exemplaires à prix revendeur.

Club Tricot n.1 : Un hiver éclatant (print)
24.50
Laguage:
Quantity:
Ajouter au panier

Pour les précommandeurs, attendez vous à une expédition autour du 15 novembre, je dis bien '“autour” car ayant pas mal d’envois à faire, je risque d’en avoir pour quelques jours. D’ailleurs c’est fou, grâce à vous je suis déjà rentrée dans mes frais d’impression, merci c’est incroyable ♥︎

Je n’ai pas été très productive niveau tricot, hier soir j’ai fini la paire de chaussettes d’Arnaud qu’il a méritée en conduisant bien en Écosse (parfois je paye en chaussettes). C’est une paire toute simple, la couleur étant tellement forte que ce serait presque gâcher que d’y faire des fanfreluches. Pour info, j’ai utilisé la MCN Light coloris Aimée’s lipstick de La Bien Aimée.

2018-11-09 01.52.34 1.jpg
2018-11-09 01.50.30 1.jpg

Vous avez peut-être suivi les nouvelles aventures d’Alice et We are knitters, je ne vais pas m’étendre dessus ayant déjà écrit un article sur le problème avec cette entreprise il y a 2 ans.

Cette fois-ci il ne s’agit pas de plagiat, je pense que bêtement un stagiaire pas payé (ou un freelance sous payé) et chargé de chercher du contenu a trouvé mon image sur Google Image ou Pinterest ou autre et n’a pas cherché la source, et le pauvre est mal tombé, c’était la mienne. Le problème c’est que quand on est une entreprise, on n’a pas le droit de faire ça. Son contenu on le crée. On n’a en aucun cas le droit d’utiliser celui des autres, surtout d’une marque concurrente, pour faire une publicité sur les réseaux sociaux. À ce jour je n’ai toujours reçu aucune nouvelle de leur part, je crois que je n’en aurai jamais mais m’envoyer un petit message aurait été la moindre des choses.

Pour parler des choses joyeuses… c’est bientôt Noël et je suis toute excitée, j’adore Noël ! Je vais essayer de faire un peu de déco sur le site, de mettre en avant les cartes cadeau et de vous proposer des offres spéciales !

Je ne peux pas jurer que j’arriverai à faire le calendrier de l’Avent cette année. J’ai vraiment adoré le faire l’an passé mais entre la recherche, l’animation du jeu et la rédaction des articles ensuite je n’ai fait que ça de mon mois de décembre. Ou alors si certains ou certaines d’entre vous ont envie de participer et de me soumettre des questions à poser, je vous en prie écrivez-moi, ce serait avec plaisir et ça ferait comme dans le jeu des 1000 euros ! Mais attention, il faut trouver des colles !

En parlant du jeu, samedi je vous ai pris en photo la page tricot de Savoir Revivre de Jacques Massacrier.

Savoir revivre.jpg

C’est un livre qui a toujours trainé à la maison, et outre le fait que c’est un ouvrage très marrant et intéressant (vous pouvez y apprendre à peu près tout, de la construction de la maison à l’accouchement, en passant par le yoga et la cuisine avec toutefois certaines affirmations douteuses sur la contraception ou la médecine par exemple) c’est aussi un livre beau, illustré dans ce délicieux style des années 70, écrit à la main, assez loin de tout ce qu’on fait aujourd’hui. C’est un ouvrage libre, et ça c’est chouette. Vous pouvez le consulter et surtout commander la réédition du livre ICI.

yoga savoir revivre.jpg

Vous pouvez feuilleter et commander Club Tricot n.1 !

Bonjour !

C’est avec une immense joie et la plus grande trouille du monde que je vous annonce que feuilletage et précommandes de ma prochaine publication sont désormais possibles !

Club Tricot n.1 : Un hiver éclatant (print)
24.50
Laguage:
Quantity:
Ajouter au panier

Je vous en ai déjà parlé dans les articles précédents, ce recueil est né du désir de travailler en termes de collection plutôt que de one-shot. C’est une problématique qui me turlupinait depuis un moment, je suis contente de m’être lancée parce que j’ai pris beaucoup de plaisir à sélectionner les fils et à construire un petit univers autour de ces quelques modèles. J’ai pu grâce à cette expérience collaborer étroitement avec Caroline Tardy, représentante de la marque BC Garn qui m’a rhabillée pour l’hiver avec ses beaux fils et je me suis sentie moins seule face à mon travail.

Je vais aborder la question que vous vous posez : qu’est-ce qui se passe si vous précommandez le catalogue ?
Si vous achetez le catalogue aujourd’hui, vous recevrez la version numérique la semaine prochaine et la version papier courant novembre.
Vous pourrez, dès la semaine prochaine, acheter la version digitale seule au prix de 20€ ainsi que les modèles à l’unité, au prix habituel (8€ les pulls / cardigans et 3€ les accessoires).
Et dès fin novembre, vous pourrez également acheter les catalogues dans les merceries partenaires !

Un petit mot pour les merciers, mercières ou autres amis de la laine et du tricot qui passent par ici : vous pouvez passer commande pour vos boutiques et e-boutiques.

La dernière fois vous m’avez dit que les coulisses vous intéressent, alors je me lance. C’est un projet entièrement auto financé : j’ai reçu la laine (et du soutien moral et organisationnel) de la part de Caroline et de BC Garn, mais tout ce qui concerne le stylisme, tricotage, graphisme, édition du catalogue… est réalisé à mon initiative et donc auto géré. Je ne peux pas dire que c’est facile, je suis pétrie de doutes et d’angoisses, mais pour moi c’est important d’être libre et de garder la main sur mes modèles, et comme je suis lancée je vous annonce que le numéro 2 de printemps est déjà dans les tuyaux.

Ca suffit pour les considérations techniques, j’ai envie de vous parler un peu des modèles quand même ! Cet hiver, j’ai envie d’éclat. J’ai pu profiter de la large palette des fils BC Garn pour vous proposer un univers chaleureux et rayonnant, et j’espère avoir réussi à faire transparaître la joie que j’ai eue à mener à bien ce projet.

J’ai hâte (et peur) d’avoir votre avis sur mon travail, et sachez que si ce projet vous plait vous pouvez également dire bravo : à toute l’équipe des testeurs et testeuses, à Caroline de Bc Garn / Fibres collection et à Arnaud Boutin qui en plus de faire des belles affiches pour le Tricot Market fait aussi des belles photo et un beau mannequin.

Je vous laisse pour le moment et je vous dis à très bientôt !

Mid week point tricot

Bonjour !

Tout d’abord, je voulais vous remercier pour tous vos gentils commentaires la semaine dernière. Merci d’être là et de me lire !

Aujourd’hui je suis très heureuse de vous proposer les kits pour tricoter le pull créé pour le livre “Organiser un Syjunta”, d’Anne Loiseau et Anne Ventura. Un “Syjunta” c’est un moment durant lequel on se réunit, souvent autour de gourmandises, pour tricoter, coudre, broder, dessiner ou toute autre activité créative. Les Anne ont demandé à plusieurs créatrices de proposer des projets allant de la céramique à la couture en passant bien évidemment par le tricot, et tout ça donne un livre contenant 10 tutos accompagnés de super recettes de cuisine.
Le modèle que je leur ai soumis est un pull simple, avec la magnifique Kid Mohair de La Droguerie, qui se tricote en 9 mm pour avancer vite et qui est un bon projet pour apprendre le tricot circulaire. Les explications se trouvent dans le livre que je propose de vous faire gagner samedi dans mon jeu Instagram (mettez les réveils), et la laine dans le lien que je vous mets plus bas !

Je n’ai pas vraiment d’encours à vous montrer, j’ai juste attaqué une paire de chaussettes en Fée Fil coloris Paillettes de Verre (Cécile doit se marrer si elle lit ce post, j’ai la laine depuis 2 ans et j’ai recommencé 3 fois ces chaussettes), je n’ai pas le temps de toucher aux aiguilles avec toutes mes activités du moment.

La dernière fois je vous racontais un peu ce qui prend tout mon temps. J’avance bien, et je peux vous en dire un peu plus aujourd’hui. Mon premier catalogue, en partenariat avec BC Garn, a bien pris forme. La sortie est prévue pour le 14 octobre, date de notre prochain Tricot Market (je vous en parle demain dans un post spécial), en version numérique. C’est à dire que vous pourrez acheter le catalogue sous forme de e-book et acheter les PDF à l’unité. Pour la version imprimée, comme tout ne se passe jamais comme on veut quand on veut, il faudra attendre le 1er décembre mais je vais lancer les pré-commandes dès la semaine prochaine. Dès mercredi prochain, tricoteurs et revendeurs pourront déjà passer commande sur mon site avec une date de livraison prévue fin novembre. Les catalogues seront aussi disponibles dans les merceries et boutiques en ligne qui souhaitent être revendeuses.
Le catalogue contiendra 5 modèles de pulls / cardigans dont deux mixtes et un enfant, et 4 accessoires : une écharpe, un bonnet, un chapeau et une paire de chaussette. Comme mercredi dernier, je vous fais un peu de teasing en photo

Le modèle Victor

Le modèle Victor

Ca a l’air de rien mais c’est une grosse mise en place, je suis toujours aussi stressée cette semaine, ça ira mieux en décembre.

Vous avez peut-être vu ces derniers jours qu’on a fait les andouilles avec Enrico (les Tricoteurs Volants) : ça sortira aussi lors du Tricot Market, on a testé en même temps le fil Lore de The Fiber Co. et on a décidé de vous faire chacun une proposition de pull à manches marteau et de faire nos photos ensemble. Je pense que l’un comme l’autre on a que du bien à vous dire de ce fil, on vous en parlera plus sur nos internets et Instagrams respectifs ou en vrai si vous venez au Tricot Market.

Enrico qui a peur de semer le doute tient à préciser que nous sommes juste amis 😜

Enrico qui a peur de semer le doute tient à préciser que nous sommes juste amis 😜

Bravo à Nathalie qui a trouvé la réponse au jeu du samedi ! Il s’agissait de l’un des chapeaux de l’Empereur Pierre 1er de Russie. C’est un chapeau tricoté un peu spécial, qu’il a acquis en Hollande lors de son voyage en Europe. Ce voyage ce n’était pas rien, il a été le premier Tsar à quitter son empire; il voulait s’imprégner de la culture européenne pour asseoir des alliances avec les différentes puissances, acquérir des savoirs en terme d’arts et technologies et recruter spécialistes et scientifiques. Il a lui même mis la main à la pâte en travaillant comme étudiant et ouvrier dans l’armement et les chantiers navals hollandais. Il a rapporté nombre d’oeuvres d’arts et d’objets de son voyage, dont ce chapeau typiquement à la mode hollandaise.

Une photo du dit chapeau, et un portrait chapeau porté.

Une photo du dit chapeau, et un portrait chapeau porté.

Je vous laisse pour le moment, je vous ferai un post spécial Tricot Market sûrement demain !

PS : il reste 3 petites places pour mon cours de chaussettes du 13 octobre ! Venez, c’est dans le cadre d’un évènement super sympa orgnanisé par ElephantPaname : il y aura des gourmandises signées Yann Couvreur, un marché de producteurs et plein de belles fleurs avec Fleur Urbaine !

Mid-Week point tricot : la prose du patron et la folie du béret

Bonjour ! (Nouvelle) coutume oblige, on commence par la minute historique avec les explications du jeu de samedi dernier. Voici la photo postée, je demandais qui sont ces hommes et que sont ces chapeaux :

2017-10-18-09-40-37-1.png

Canada knits, Shirley A. Scott

Rendons à César ce qui est à César, j'ai trouvé l'inspiration cette semaine dans un livre offert par Gunjin à son retour de vacances. Ce livre est une mine d'or, je vous conseille de vous tuyauter sur le tricot canadien parce qu'il y a du potentiel pour le Saturday morning knitting game. Ils sont beaux quand même ces hommes tout de laine blanche vêtus. Ce sont donc des joueurs de hockey canadiens, coiffés d'un Tam O'Shanter. Le béret est un couvre chef européen. Les premiers modèles dateraient du moyen-âge et seraient originaires du Béarn. C'est traditionnellement un chapeau tricoté puis feutré pour être bien entendu plus chaud et étanche, mais également pour être plus chic : une étoffe de maille bien feutrée ne se distingue pas d'un tissu de laine, or jusqu'à peu le tricot était réservé à l'intime, et les vêtements de maille plutôt portés dessous que dessus. La Grande Bretagne avec qui la France a toujours entretenu d'étroits liens en a vite fait un de ses must du vêtement : les chasseurs de baleines basques auraient fricoté avec les chasseurs de baleine britanniques et rapporté au pays l'habitude de porter le béret. Là bas il est vite devenu chapeau national et porté des noms aussi variés que "porkpie" (littéralement "tourte au porc", rapport à la forme), "Balmoral" (comme l'une des résidences royales en Ecosse)  ou le plus communément "Tam O'Shanter", nommé d'après le héros écossais d'un poème (pas piqué des hannetons, je vous en conseille vivement la lecture) de Robert Burns fin XVIIIème. Comment nos joueurs de hockey de 1895 se sont retrouvés coiffé du fameux Tam ? Il y a la piste des baleiniers basques, qui ont beaucoup voyagé et dont une grande communauté s'est installée au Canada, mais également tous les colons écossais qui ont apporté avec eux leur garde-robe.

Et je suis très contente qu'on parle de béret, je suis gaga de bérets depuis quelques années. J'ai commencé avec un premier modèle il y a 4 ans, le béret Caroline bicolore (disponible dans Carnet d'hiver) avec son pompon : Click click sur la photo vers le Carnet d'hiver ! 

Ensuite il y a eu le Paris Béret dans Sentimental Tricot, maintenant j'en ai de toutes les couleurs ! Click click sur la photo vers les Paris Béret ! 

Et puis il y a aussi le Tweed, dans le Carnet d'Hiver également, en jacquard 3 couleurs Click click sur la photo vers le Carnet d'hiver ! 

On vous prépare plein de kits colorés pour CSF !

2017-10-17-07-49-40-1.png

Faisons le point sur les en-cours ! Il faut que je vous parle d'un truc : grâce à quelques désistements, j'ai eu la chance de pouvoir m'inscrire au tournoi de Knittich 2017 organisé par Tricot et Stitch ! Je suis super contente j'ai été admise chez les Poufsouffle, ma maison préférée. J'ai concouru pour mon premier match avec le fameux cardigan vert plein de torsades, j'en suis à 5 rangs après la jonction corps et manches. Je vous dis pas comme j'ai serré les fesses en priant pour que ça tombe bon dans les motifs, mais miracle, ça tombe bon. C'était inespéré étant donné que je suis plutôt détendue du tricot, comme vous avez vu l'autre fois j'ai tendance à me dire qu'on est pas à une maille ni à une ânerie de torsade près. Maintenant les rangs sont longs mais ça va commencer à être marrant de voir l'empiècement se dessiner.

2017-10-18-09-46-44-1.png

J'ai aussi un peu avancé dimanche soir sur ma chaussette des en-cours abandonnés, j'ai fini la cheville et fait un bout de talon. Je ne fais pas de points trop fantaisie, avec ce beau fil plus c'est simple et mieux c'est.

2017-10-18-09-43-47-1.png

Et pour mon deuxième match de Knittich qui a commencé hier mardi, j'attaque une écharpe en Loch Lomond de BC Garn (pas de commentaire sur le nombre d'en-cours en cours s'il vous plait merci). Je vais la tricoter en jacquard mosaïque, j'avais fait une écharpe comme ça rouge et blanche il y a longtemps mais je l'ai perdue.

J'ai eu vendredi dernier avec Enrico des Tricoteurs Volants une discussion très intéressante sur la rédaction de patrons. Lui est partisan des abréviations quand moi j'y suis terriblement allergique. Quand je lis env. ou m. ou aug. j'ai les muscles du dos qui se crispent. J'aime bien faire des phrases en français d'autant qu'avec les PDF on n'a pas vraiment à de limites en nombre de caractères. Et du coup on a parlé du Tech Editing puisque ce langage codé du tricot est finalement la façon la plus classique de rédiger les explications. J'ai découvert l'existence des Tech Editors il y a très peu de temps, je crois que ce sont des gens qui relisent et calculent les patrons de tricot, je serais très curieuse si l'un ou l'une d'entre vous me lit de discuter parce que je suis sûre que j'ai plein de choses à apprendre, et je serais ravie également de discuter avec vous les tricoteurs et tricoteuses, de comment vous préférez vos patrons !

A très vite et je peux vous dire que la semaine prochaine, il y aura du nouveau et de l'actualité bien que je serai au fin fond de l'Auvergne loin de la civilisation, c'est beau la magie d'internet !

Mid-week point tricot : robotisation du travail et travail du dimanche

Bonjour ! Mon titre est accrocheur en ce jour de grèves pour coller à l'actualité politique mais je vous rassure je reste tricoteuse main et attachée aux dimanches en famille en pyjama.

Je vais commencer par le jeu de samedi ! La réponse a été trouvée très très vite, bravo à mes lectrices si cultivées ! Voici l'image postée, la question était : "pourriez-vous me dire d'où elle est tirée, et pourquoi elle est intéressante pour les amoureux de la maille"

chanel-costume.jpg
002-le-train-bleu-theredlist.jpg

C'est une photo du ballet "Le Train bleu" de Bronislava Ninjiska (accessoirement soeur de Ninjiski) pour la compagnie de Ballets russes. Le livret est de Jean Cocteau, le rideau est de Picasso, mais ce qui nous intéresse ce sont les costumes, tout de maille, de Chanel. Je vous mets une photo en couleur : Coco Chanel a établi sa première boutique en 1913 à Deauville, il fallait plaire aux baigneuses et aux sportives. La maille était donc la matière star de la créatrice. Puis la guerre est arrivée, avec les clientes élégantes qui fuyaient la capitale et qui avaient besoin de tenues adaptées à leur nouvelle vie active. Les hommes au front, les femmes devaient travailler et accueillir et soigner les soldats blessés dans leurs riches demeures normandes et la mode du vêtement "sport" pour la vie de tous les jours est née. Après la guerre, rien ne pouvait devenir comme avant et on ne s'est pas retourné vers la mode d'avant. Les femmes sont restées très actives pour se relever du traumatisme de la première guerre mondiale et les costumes du Train bleu sont vraiment emblématiques de cette période durant laquelle la maille a été l'un des vecteurs d'un grand changement de la femme, de son corps, de son vêtement et de la société en général.

2017-10-10-03-31-04-2.png
2017-10-10-03-31-02-1.png

Un point en-cours maintenant ! J'ai terminé le corps de mon cardigan vert, c'est du boulot mais c'est trop de joie tous ces points en Duvet d'Anjou. Parce qu'on me l'a demandé à plusieurs reprises, les lignes roses dans le tricot ce n'est pas une autre ânerie (cf. le post de la semaine dernière avec l'affaire de la torsade) c'est l'emplacement des poches ! Je tricote quelques mailles avec un autre fil, à la fin quand je veux faire mes poches je détricote ce fil auxiliaire délicatement ce qui libère les mailles. Les mailles du bas je les relèverai pour tricoter le bord côte de la poche et les mailles du haut je les relèverai pour tricoter le fond de poche. Mais tout ça sera détaillé dans le tuto bien sûr. Je voulais vous montrer un petit accessoire qui peut être bien utile quand on tricote à partir d'une grille : Oui, avant d'arriver jusqu'à vous, mes patrons sont de vrais gribouillis chiffonés.

C'est un chevalet aimanté, je crois que c'est Knit Pro qui fait ça (je n'ai pas d'actions et ce post n'est pas sponsorisé, je donne juste des tuyaux), on peut suivre les lignes avec la petite réglette et il y a des poches pour fourrer des bazars (les bazars c'est la vie). Le mien est cassé il faut que je répare la pression mais c'est sensé tenir debout, c'est pas mal. En plus ça évite que le papier ne se froisse dans le sac.

2017-10-10-03-31-03-1.png
2017-10-09-10-55-29-1.png

Quand j'ai fini mon corps samedi soir, je me suis rendue compte qu'il ne me restait pas de quoi attaquer une manche puisque, comme d'habitude, j'avais oublié de prendre une pelote pour le weekend au bureau. Comme la semaine passée j'ai ressorti le panier à en-cours (la semaine dernière dans les mêmes circonstances j'ai fini les chaussettes de yoga de Lucie) et dimanche j'ai fini le bonnet de Gaby que j'avais commencé cet été au bord de la piscine. Dimanche soir j'ai donc replongé dans le panier et j'ai avancé ma paire de chaussettes en Fée fil. Et là je me suis dit que j'allais instaurer le "dimanche en-cours qui traine", c'est à dire que dorénavant le dimanche je ne tricoterai que les oubliés du panier. Dans mon cas c'est assez vite gratifiant puisque je n'ai que des accessoires qui trainent je déteste avoir plusieurs gros ouvrages en même temps j'ai l'impression de ne pas avancer. Si ce concept vous intéresse, on peut se créer un hashtag du dimanche des en-cours abandonnés et se donner du courage. Lucie est très souple dès le matin au réveil

Si vous manquez d'en-cours du dimanche ou d'idées rapides pour cadeaux de Noël, mon e-book Carnet d'hiver est disponible sur le site et il contient 21 patrons d'accessoires pour 4 euros ! Cliquez sur l'image ! 

2017-10-10-03-31-04-1.png

Grande nouvelle : je suis super excitée, j'ai reçu cet engin qui vient tout droit d'Auvergne par voie parentale. Vous en avez vous une machine à tricoter ? Je n'en n'ai jamais utilisé, je ne sais pas si ça va me plaire mais ça a l'air très rigolo. Celle-ci est à double fonture, je vais même pouvoir faire du tricot en rond ! Je prends tous vos conseils pour dompter la bête si vous en avez. Et si ça me plait de travailler avec la machine, vous voudriez des patrons adaptés pour machine à tricoter? Il y en avait avant dans les magazines de tricot. Je ne sais pas si ça se fait encore, je suis complètement ignare dans ce domaine, mais il y a peut être de la demande parmi vous.

Je vous laisse, j'ai moult préparatifs à faire pour Création et Savoir Faire qui approche à grand pas ! Vous viendrez nous voir ? Ce sera la fête sur le stand ! Il y aura bien sûr mes chéries qui viennent de loin Léna et Annouchka, Amandine (le Loup blanc), Bernie (In the wool for love) fera des passages ponctuels mais flamboyants, on y croisera sûrement Lucie, Gunjin bien évidemment, ma maman et ma mémé. Venez ça va être bien, et surtout venez nous montrer vos tricots on va organiser des trucs sympa !

Mid Week point tricot : de la torsade et de la culotte

Bonjour ! Ceci est un test, ceci est un test : chers abonnés à la Newsletter, recevez-vous ce post correctement ? Il est possible qu'il s'affiche bizarrement et vous pouvez cliquer sur "voir dans le navigateur" pour qu'il prenne la mise en page de mon blog comme d'habitude.

Aujourd'hui je voudrais introduire un nouveau paragraphe qui fera partie des posts de blog hebdomadaires. Si vous me suivez sur Instagram, vous participez peut-être au Saturday Morning Knitting Game (hashtagué #saturdaymorningknittinggame). Tous les samedis matin je pose une question en rapport avec le tricot et le gagnant remporte le patron de son choix. Je pose souvent des colles historiques et c'est assez frustrant sur IG de ne pas pouvoir expliquer un peu la réponse. Je vous propose donc d'écrire ici chaque semaine quelques lignes sur l'objet du jeu du samedi. Samedi dernier, j'ai posté cette photo et la question était : comment ça s'appelle, qu'est-ce que c'est et comment c'est fait. Source : everyday knitting par Annemor Sundbo

Nous avons eu 2 gagnantes : l'une a trouvé le nom et l'utilisation de ce vêtement, l'autre sa fabrication. Il s'agit d'un sous-vêtement appelé "Long John". C'est tout simplement une sorte de culotte longue qu'on porte sous ses habits. On se dispute sur l'origine du mot car certains avancent qu'on l'appelle ainsi à cause de la culotte que portait le boxer John Lawrence Sullivan, et d'autres que l'appellation est plus ancienne et serait une déformation du français "longues jambes". Celui-ci est assez particulier, si vous observez bien vous remarquerez que c'est en fait un pull Gansey retourné et customisé. Moi ça m'émeut, surtout en tant que tricoteuse, de voir à quel point on peut avoir un rapport intime avec les objets et combien on veut les faire vivre jusqu'au bout. On voit que ce tricot a été rapiécé plusieurs fois. C'est quand il n'était vraiment plus portable à l'extérieur qu'il est devenu sous-vêtement. J'adore cette idée qu'après avoir partagé plusieurs années avec son Gansey son propriétaire en a fait une culotte, soit une seconde-peau.

On aime les culottes en tricot ! Cliquez ici : 

Je crois que c'est l'heure de faire un point en-cours, ahum ahum. La bonne nouvelle c'est que j'ai terminé les chaussettes de Lucie ! Je lui ai fait des petites chaussettes sans talon et sans orteils pour aller au yoga et c'était comme toujours un plaisir de tricoter de la Triskelion surtout avec mes DPN préférées (mes préférées de toute la vie pour les numéros fins ce sont les Carbonz de Knit Pro, parce que la pointe glisse bien mais pas le reste de l'aiguille). Je suis malgré tout restée sur ma faim parce que le plus marrant dans les chaussettes c'est quand même de faire les talons et les orteils. Les bords sont un peu en chou-fleur mais c'est pour l'élasticité

La mauvaise nouvelle, c'est que j'ai retrouvé un début d'une autre paire de chaussettes qui se planquait dans un tiroir de mon bureau. Elle n'est vraiment pas très avancée et je pourrais la défaire mais comment résister à cette couleur magique ? C'est le Aimée's Lipstick de la Bien Aimée et vous pouvez même lui demander la référence du rouge à lèvres Chanel assorti. 3 pelotes de Triskelion et à gauche la rose fourbe qui se cachait dans le tiroir ...

J'avance sur mon truc vert et torsadé, pas assez vite à mon gout mais je viens de souscrire à un abonnement à Netflix pour tenter d'augmenter le rendement. Si vous avez des films et séries de prédilection qui vous font avancer le tricot je prends les suggestions ! Vous noterez que j'ai fait une petite erreur dans une des torsades (à droite du tricot)... Je me suis tatée, est-ce que de défais ou pas, mais j'ai décrété que je l'aimais cette petite erreur. Elle ne rend pas le cardigan plus moche, elle me rappellera juste que c'est moi qui l'ai fait avec amour et qu'à ce moment là je me suis trompée et puis c'est tout.

Ici on est fan de torsades, clic clic clic sur les images !

Oh et saviez-vous que Sandra (de l'Echappée Laine) a ouvert une chaine YouTube de techniques de tricot ? C'est ICI que ça se passe !  

A très bientôt !

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Nos patrons & vous ...

vol-organisc3a9.jpg

Bonjour ! Si, pauvre de vous, vous n'étiez pas parti en weekend prolongé sans connexion internet, vous avez peut-être vu passer ou réagi à un de mes post instagram (c'était l'image qui est actuellement en haut de cet article).

Je fais un petit récapitulatif de l'évènement : un client nous a alertés vendredi soir, quelques designers et moi, qu'un groupe de tricoteuses couseuses qui se réunissent régulièrement pour des Tricothés avaient créé, sur une plateforme qui s'appelle Hubic, des dossiers avec plein de patrons couture, broderie, DIY, crochet et tricot pour pouvoir se les échanger. Le principe est simple, on se connecte, on peut remplir les dossiers avec ses propres PDF et télécharger à volonté tout ce qu'il y a dedans. C'est comme un dossier normal dans un ordinateur sauf qu'il est partagé. On a pu y rentrer, il y avait 10,56G de documents dedans. Il y avait sûrement beaucoup de doublons car les patrons étaient classés par type (cardigan, femme, designer ...) mais quand même, y avait de quoi tricoter toute la vie. Plusieurs personnes de la même ville, suite à mon post, m'ont signalé que lors de tricothés une mercerie revendait des patrons illégalement. Elle les achète une fois, les imprime et les propose à  la vente aux clients. Il n'y a apparemment pas de lien entre la mercerie et le groupe qui s'échange les patrons sur internet.

Je ne raconte pas ça pour refaire l'histoire, cette affaire est terriblement banale. On vend des chose duplicables à l'infini, dématérialisées, et on n'a aucun moyen de contrôler ce qui se passe avec une fois qu'ils sont en ligne. On ne peut compter que sur votre bonne foi à vous, nos clients, et sur celle nos partenaires privilégiées : les merceries.

Cette affaire, j'ai envie qu'elle se transforme en quelque chose de positif. Je pense qu'on peut agir si on travaille main dans la main les designers, les merceries et les clients. Dans un futur très proche, je propose que se mettent en place 3 choses :

1 - un label "mercerie amie des designers". Il y en a heureusement plein qui nous défendent et vous ne doutez pas de la pression qu'elles subissent de la part d'une partie de leur clientèle. Pas mal de personnes ne comprennent pas que si on achète le fil, le patron ne soit pas offert. Je comprends l'idée, je comprends la tentation de céder et de faire une petite copie de pdf pour faciliter (ou meme conclure car des clients claquent la porte quand la mercerie refuse) une vente. Je sais que pour les merceries, c'est pas facile non plus. Je crois que parmi toutes les professions de commerce, la mercerie est celle qui gagne le moins, le mercier arrive à se dégager en moyenne un salaire de 1100 euros mensuels (message subliminal, ne laissez pas mourir les merceries, oui vous pouvez trouver la laine moins cher sur le net mais vous ne bénéficierez pas du conseil des pros et de la jolie boutique qui a un loyer à payer... et, pratique odieuse mais répandue, on sait que c'est tentant d'aller regarder les coloris en boutique pour après acheter en ligne). Je pense que ce serait bien que les merceries qui ne cèdent pas à cette facilité soient répertoriées afin que les clients aillent faire leurs achats en connaissance de cause. Je crois qu'il faudrait afficher un joli macaron sur leur vitrine, et peut être qu'une sorte de charte pourrait aussi apparaitre quelque part. Les clients sauraient où ils mettent les pieds et arrêteraient peut être de réclamer des patrons gratuits s'il était affiché quelque part qu'ici on ne copie pas de patrons, ni de livres, qu'on ne laisse pas prendre en photo les livres, et que le travail des designers est précieux et qu'on a pas le droit de vendre le produit fini tricoté à partir de leurs modèles (on y reviendra). La liste de ces merceries pourrait aussi être disponible en ligne, et nous les designers, mais aussi les blogueurs, on pourrait mettre le lien sur nos sites pour informer les clients.

2 - une liste noire des merceries Je suis très partagée dans mon moi intérieur sur ce principe, la délation c'est pas joli. Mais je n'ai pas envie d'envoyer mes clients chez des gens qui volent mon travail (ou celui de n'importe qui) pour vendre leur fil ou leur tissu c'est un peu comme un boulanger qui vole la farine pour faire son pain (dédicace à Blanche Gardin pour l'allégorie du boulanger). De plus suite aux évènements de ce weekend, j'ai reçu un nombre assez fou de messages de clients qui connaissent des merceries qui refilent des patrons sous le manteau et que ça révolte et qui ne savent pas quoi faire. Moi je dis faisons quelque chose quand même le but n'étant même pas de punir mais de sensibiliser. Il y a des merceries qui copient les patrons. Il y a des merceries qui copient les modèles et changent le fil et le nom et les revendent sous forme de kits patron + laine. Il y en a qui vendent les objets finis tricotés à partir de nos patrons mais on reviendra dans le paragraphe suivant sur cette pratique et ce n'est que grâce à nos clients qu'on peut le savoir, à moins que des merceries se mettent elle même sur liste noire mais j'ai des doutes là dessus.

3 - une texte de sensibilisation qui serait imprimé sur tous les patrons Je pense qu'il faudrait être beaucoup plus explicites sur nos patrons (toute nature d'ouvrages confondus). Il faudrait que soit écrit noir sur blanc ce qu'on a le droit de faire ou pas. Moi je ne le fais pas. Je pensais que le ©Alice Hammer suffisait mais non, j'ai trouvé des blogueuses qui vendaient mes modèles tout tricotés. Alors j'ai ajouté "réservé à un usage privé exclusivement" mais ça ne suffit pas non plus. Je pense qu'il faudrait une demie page de texte qui rappelle tout simplement la loi, et peut être au bas de chaque page un "si vous avez ce patron entre les mains et que vous ne l'avez pas acheté sur site du designer ou sur plateforme type Ravelry, vous êtes dans l'illégalité merci de vous référer à la page numéro de la page où il y a le texte. Enfin un truc dans ce goût là. Ca n'empêchera pas les gens de copier, mailer et partager. Mais si ça sensibilise même 3 personnes, c'est pas perdu.

Je fais ces propositions très sérieusement, et j'invite tous les gens qui se sentent concernés que ce soit pour du tricot, du crochet, de la couture ou de la broderie à me contacter pour faire avancer la réflection.